‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 235 sur 260 · BONAV., C. X1v · texte numérisé non relu

BONAV., C. X1v

sainteté consommée, vit l'âme du saint Patriarche monter au firmament sous la forme d’une étoile resplendissante; et se soulevant avec effort sur la couche où la douleur l'avait cloué : «< Mon Père, cria-t-il, attendez-moi, je m'en vais avec vous. » Et son âme, brisant la frêle enveloppe de son corps, fit cortège à celle de son bienheureux Père. Saint François apparut également à son illustre ami Guido, évêque d’Assise, qui revenait alors du mont Gargano et se trouvait à Bénévent. « Je quitte ce lieu d’exil, lui dit-il, et m'en vais à la patrie (1). » Tous ces événements se passaient dans la nuit du 3 au 4 octobre.

Le corps du défunt était une relique sans prix. Aussi les Frères l'entourèrent-ils des marques de la plus profonde vénération. Giacoma de Settésoli, cette pieuse matrone en qui le P. Orlando salue une suave image de sainte Marie Madeleine (2), pourvut aux frais des décorations funèbres et de l’inhumation; et grâce à sa munificence, le corps, revêtu d’une tunique neuve ouverte au cœur, et entouré d’essences et de parfums auxquels se mélait une odeur toute céleste, fut étendu sur de magnifiques tapis pour être exposé à la vénération du peuple.

Page 1