‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 44 sur 260 · su DE CELANO, Vita prima, p. I, c. v; et Tres socii · texte numérisé non relu

su DE CELANO, Vita prima, p. I, c. v; et Tres socii

mais de cette sublime folie de la croix qui a sauvé k monde (1).

Pierre Bernardone ne tarda pas à être informé de ce qui se passait. Cette nouvelle fut pour lui comme un coup de poignard, et cela se conçoit. Un pére est chatouilleux à l'excès sur tout ce qui touche à l’honneur de ses enfants; comment supporterait-1il qu'ils soient traînés dans la boue et deviennent l’objet de la risée publique? Pierre Bernardone accourt donc sur la place, mais avec tous ses préjugés : il ne vient pas pour défendre son fils et l’arracher à cette sorte d'émeute, mais pour mettre un terme à ce qu'ilnomme un scandale. L’œil en feu, les lèvres frémissantes de colère, il se jette sur lui, l’accable de coups et de reproches, sans garder aucune mesure, ke somme, au nom de l'autorité paternelle, de cesser enfin de pareilles extravagances; et le voyant insensible aux menaces comme aux prières, il l'entraîne à la maison, l’enferme dans un obscur cachot et jure de l'y laisser jusqu'à ce qu'il ait changé de vie (2). Les compagnons du Saint, qui laissent percer une vive émotion en racontant cet acte de violence, ajoutent que toutes ces rigueurs n’aboutirent qu'à un seul résultat : affermir et faire éclater la vertu du jeune captif. À tous les outrages de son père, il n’opposa, en effet, qu’une douceur inaltérable, heureux de souffrir pour la justice, uniquement désireux d'accomplir l'œuvre de

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