‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 47 sur 260 · Tres socit, C. VI · texte numérisé non relu

Tres socit, C. VI

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mère de François, il comprit, en présence d’un sacrifice si héroïque, que Dieu conduisait ce jeune homme par des voies extraordinaires ; il l’assura de son dévouement et de sa protection, et lui promit une large part dans ses affections.

On apporta le manteau d’un pauvre paysan qui était au service de l'évêque ; François l’accepta avec reconnaissance, y traça une croix blanche avec du mortier, et s’éloigna, dépouillé de tout, le plus pauvre, mais aussi le plus joyeux des hommes, heureux de n'avoir d'autre bien que Dieu, de n’attendre rien que de Dieu, de ne rien recevoir que pour l'amour de Dieu (1)! «Oh ! la belle banqueroute que fait aujourd'hui ce marchand ! O homme digne d'être éerit dans le livre des pauvres évangéliques et de vivre dorénavant sur les fonds de la Providence (2)! >»

C'était. au mois d'avril 5207. François avait alors vingt-cinq ans (3): vingt-cinq ans, c'est-àdire l’âge où l’homme prend possession de luimême, l’âge des courageuses résolutions et des sacrifices irrévocables !

. Tres socii,c. V1; et BONAVv., c. 1.

: BossuET.

3. BERNARD DE Besse, De laudibus B. Fr., ms, de Turin; JOURDAIN DE GIANO, Chronique, p. 2; SALIMBÉNÉ, Chron. Parm., p. 343; et VINCENT DE BEAUVAIS, Miroir historique.

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