‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 52 sur 260 · BONAV., c · texte numérisé non relu

BONAV., c

Très-Haut récompensa cette charité par le don des miracles. Voici le premier et peut-être le plus éclatant de ces prodiges. Il est tiré du même biographe, quidéclare l’avoir choisi entre cent autres du même genre.

« Un habitant du duché de Spolète était atteint d’un affreux cancer qui lui rongeait la bouche et les joues. En vain il avait eu recours à l’habileté des médecins ; en vain il était allé à Rome prier sur le tombeau des Apôtres : la plaie augmentait de jour en jour. Ayant entendu parler de François, il vient trouver le serviteur de Dieu. Il veut se prosterner à ses pieds, mais François l'en empêche, le serre dans ses bras et le baise au visage. O prodige ! l’horrible mal disparaît sousles lèvres du Saint, et la guérison si longtemps demandée est enfin obtenue. En vérité, s’écrie le narrateur ému, je ne sais ce que l'on doit le plus admirer, d’un tel baiser ou d’une telle guérison(r). »

La dévotion aux lépreux, une dévotion tendre et forte, tel est donc le cachet distinctif de la conversion de François ; il le gardera toute sa vie et l’étendra à tout son Ordre. Disons-le tout de suïte ici, son exemple franchira les grilles du cloître et les limites de l’ Ombrie, se répandra au loin comme un parfum de suave odeur et toujours excitera une généreuse émulation parmi ses enfants. Les Louis IX de France, les Élisabeth de Hongrie et les Angèle

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