‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 70 sur 260 · R. P. DANZAS, Etudes, t. II, p · texte numérisé non relu

R. P. DANZAS, Etudes, t. II, p

Patarins et Vaudois, s’entendaient avec les pires ennemis du nom chrétien, les Juifs, pour réformer à leur profit les constitutions des peuples de l'Occident et détruire l'Eglise. « Impies comme nos modernes, farouches comme des barbares (1) », s’appuyant sans crainte de semésallier, sur l’'écume de la société médiévale, aragonais, cottereaux et routiers, ils rêvaient d'étouffer cette voix des papes qui éveillait le cri du remords dans les consciences, et d'abolir ce culte catholique qui était l’antipode et la condamnation de leurs doctrines. Le système de la violence ne les effrayait point, et le massacre de Pierre de Castelnau, de Pierre Parenzo, du comte Baudoin, des vierges et des prêtres, montrait assez de quels crimes ils étaient capables. « J'ai vu — écrit un contemporain, Étienne, abbé de Sainte-Geneviève, chargé par le roi de France d’une ambassade auprès des comtes de Toulouse — j'ai vu les églises brùlées et détruites de fond en comble; j'ai vu les maisons des habitants changées en repaires de bêtes fauves ! »

Des ruines ! du sang! Un secret inviolable{ A ces traits divers, on reconnaît Îles devanciers, on pourrait presque dire les prototypes des francs-maçons et des anarchistes modernes.

Non moins que ceux-ci, ils étaient, de l’aveu de tous les écrivains impartiaux, « une menace permanente pour l'existence même du christia-

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