‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 73 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita secunda, p. II, c. xvu · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita secunda, p. II, c. xvu

3. BARTHÉLEMY DE PISE, Livre des Conformités, col. Lx (éd. de Bologne, 1590). Ouvrage écrit en 1300.

teur et comment il eut l'honneur d’être choisi pour le premier vicaire général de l'Ordre.

Disons seulement ici que l'obéissance fut toujours sa vertu favorite, et de quelle manière elle le suivit au delà de la tombe. Comme des miracles éclatants s’y opéraient chaque jour, et que l’affluence des visiteurs troublait la retraite des religieux, le saint fondateur se pencha sur la tombe du Bienheureux et lui parla - comme on parle à un vivant : « Frère Pierre, tu m'obéissais toujours pendant ta vie; je désire que tu m'obéisses de même en ce moment. Ceux quiaccourentici nous incommodent au plus haut point : ils sont cause que la pauvreté est blessée, et le silence mal gardé. Je te commande donc, au nom de la sainte obéissance, de cesser de faire des miracles. » Le Fils de Dieu acquiesça au désir de son fidèle serviteur, et à dater de ce jour, il ne se fit plus de miracles sur la tombe du bienheureux Pierre de Catane. Ce silence éternel, succédant tout d’un coup à tant de prodiges, renfermait une éclatante leçon que saisirent tous les disciples de notre Saint. Ils comprirent que Dieu manifestait par là tout le prix qu'il attache à l'obéissance religieuse, et ils se montrèrent de plus en plus zélés pour l’observance de cette vertu (1).

Gilles, le troisième compagnon ‘de François, est une des figures les plus gracieuses de la

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