‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 81 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p.I,c. xx · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p.I,c. xx

jeune homme entra, en effet, dans l'ordre des Frères Mineurs et reçut le nom de Fr. Ange qu'il justifia par une vie toute céleste (1).

Ces diverses excursions à travers la Toscane avaient occupé une grande partie de l’année 1211. L'absence du vénéré fondateur s'était prolongée plus que de coutume. Il était impossible, à une date si rapprochée des origines del’Ordre, qu'elle ne se fit pas sentir à la Portioncule, où les disciples accouraient, mais où manquait la direction ferme et lumineuse du maître. François le comprit. Il avait hâte, d'ailleurs, de revoir le sanctuaire privilégié de Marie. Il lui tardait aussi de revoir ses compagnons de la première heure et cette jeunesse, nombreuse, enthousiaste, sur qui reposaient les espérances de l'avenir.

Quelques semaines après son retour à la Portioncule, il fit la conquête d’une nouvelle recrue : conquête qu’on peut considérer comme le fruit et le couronnement de sa mission de Toscane.

Saint Bonaventure a pris soin de nous en décrire minutieusement les détails, non sans motif, car elle est un témoignage convaincant de l'idée de sainteté et de bonté compatissante qui s'attachait dès lors au nom du fils de Pierre Bernardone.

Un religieux Croisier, du nom de Morico, languissait dans un des hôpitaux qui avoisinaient Assise. De l'avis des médecins, la mort était

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