‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 82 sur 260 · WADDING, t. 1, p · texte numérisé non relu

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imminente. Dans cette extrémité, il lui vint à la pensée de se recommander aux prières de l'homme de Dieu. Sa confiance ne fut point trompée. Le Saint pria pour lui; puis, aÿant trempé de la mie de pain dans l’huïle de la lampe de Notre-Dame des Anges, il dit à ses Frères : « Portez ce remède à notre Frère Morico. Non seulernent, par la vertu du Christ, ik le guérira, mais il fera de lui un des plus robustes soldats de notre milice. » Pour Morico, comme pour l'enfant de San-Gallo, la prédiction s’accomplit de tout point. El s’enrôla sous létendard de son bienfaiteur, et offrit longtemps encore à sa nouvelle famille le double spectacle d’une pénitence héroïque et d’une santé que semblaient épargner les infirmités de l’âge (+).

Avec le saint fondateur et sa nouvelle recrue, pénétrons dans l’intérieur du couvent de la Portioncule : eloîtré plein de souvenirs attachants, berceau de l'Ordre, cénacle embaumé d’où s’élanceront des milliers d’apôtres pour voler à la conquête de l’anivers. A l’heure qui nous occupe, il était l'unique centre de l'institut, la maisonmère, ce qu'on appellerait aujourd’hui le noviciat ; car, le fondateur, persuadé que les comtencements d’une œuvre décident de son avenir et lui impriment sa physionomie propre, s'était réservé le pouvoir d'admettre les postulantts et s'était chargé de les former lui-même aux vertus de la vie religieuse. Non par orgueil ;

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