‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 88 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p. I, c. xv · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p. I, c. xv

2. Anecdote citée par RODRIGUEZ (Pratique de la perf. chrét.,-p. II, tr. II, c. 1).

voulait que ses disciples fussent morts à euxmêmes pour vivre de cette sainte indifférence quiest prête à tous les sacrifices. Voici les hardies comparaisons dont il:se servait pour expliquer sa pensée, elles ont été souvent reproduites depuis. « Prenez un cadavre et mettez-le où il vous plaira ; changez-le de position, ou haissez-le en repos : il ne fera pas entendre la moindre plainte. Placez-le sur un trône, il n'en aura pas moins les yeux fixés en terre ; jetez sur ses épaules un manteau de pourpre, il n'en paraîtra que plus pâle. Voilà l’image du religienx obéssant ; il ne se met point en peine pourquoi on le change de couvent, pourquoi on lui assigne tel poste plutôt que tel autre. Si on l'élève aux dignités, il n’en ‘demeure pas moins humble.

Plus on l'accable d'honmeurs et de louanges, plus il reconnaît san imdignité. s — « Imitez, disait-il une autre fais, imitez l'aveugle qui se laisse conduire à travers les chemins, bons ou mauvais, par le fidèle animal qui lui sert de guide (1). »

11 avait hoanreur de la plus légère infraction à la discphne monastique ; 1lexécrait le murmure et châtiait rigoureusement la révolte : témoin lhumiliation publique qu'il infligea un jour, racontesaint Bonaventure, à un Frèéreconvaincu de désobéissemceet d'insoumission. Il le fit jeter à denri-mu dans une fosse:et commanda de l’enterrer tout vivant. Lorsque le sable et les

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