‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 95 sur 260 · SAINTE CLAIRE ET LES PAUVRES DAMES · texte numérisé non relu

SAINTE CLAIRE ET LES PAUVRES DAMES

« Il semble, depuis sainte Hélène et Constantin, que rien de grand ne puisse paraître dans l'Église, sans qu’une femme y ait part (1). » Cette réflexion d'Ozanam s'applique avec une parfaite justesse à la grande épopée franciscaine. À l’homme de sa droite, au Réformateur ombrien déjà si puissant par lui-même, la Providence associe une coadjutrice digne de lui, l’illustre vierge Claire, qui sera la mère des Pauvres Dames, comme il est le patriarche des Frères Mineurs. Et le lieu choisi d'en haut pour être le berceaude ce second institut, c'est encore la Portioncule: tant il est manifeste, dès le principe, que les deux fondations sont nées du même acte créateur et qu'elles sont sœurs dans la pensée de Dieu comme dans l'histoire !

Claire naquit à Assise. Ses parents, Favorino et Ortolana, avaient uni les blasons des deux plus antiques maisons de cette ville, les Scefi et les Fiumi, et comptaient parmi leurs alliés les bienheureux Sylvestre et Rufin. Favorino possédait sur la pente méridionale du mont Sou-

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