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je L'AMOUR BUT ET MOYEN 161
tomberont d’elles-mêmes quand on aura vaincu sur la
position centrale. Au sentiment de saint François de Sales, le système des « petits paquets », si néfaste ordinairement dans la conduite des guerres, est aussi fertile en déboires dans la conduite de la vie. Pour vaincre en nous le mal il faut aller droit à ce centre rayonnant qu'est l'amour !
Cette doctrine de l'amour va donner à son ascèse un caractère nettement positif. Moins préoccupé de supprimer les obstacles que de nous mettre en état de les franchir le saint ne dira pas volontiers : « Evitez ceci et cela», il dira : « faites ceci et cela ». Sa direction n'aura pas ces allures timidement négatives et prohibitives qu'on a si souvent reprochées à l'ascétisme chrétien.
« Pour Nietzche, écrit Emile Faguet, la morale traditionnelle a ceci de désastreux qu'elle est négative, prohibitive, restrictive, qu'elle dit toujours : « Ne faites pas. », qu’elle dit toujours : « Noli » et qu'elle ne dit guère : « Velle debes. »: Sr Nietzche avait eu commerce avec saint François de Sales 1} aurait connu que longtemps avant lui on avait enseigné à combattre le mal par le bien. Saint Paul avait dit déjà : vince in bono malum. Et notre saint disait de son côté : « Qui presche avec amour presche asses contre les heretiques, quoy qu'il ne die un seul mot de dispute contre eux. >? Il signifiait par là qu'il est vain d'être anti — antiprotestant, anti-maçonnique, anti-révolutionnaire — d’être un négatif, si l’on n'instaure un idéal positif dans les âmes. Le meilleur moyen pour lui d'abattre un vice ou une doctrine, ce n'est pas de l’attaquer, c’est de former une âme qui spontanément réagisse contre ce vice ou cette
3 Propos littéraires, 5 'série. Paris, Société française d'imprimerie, p. 268.
2 Lettre à la Baronne de Chantal, 18 ou 19 décembre 1608, t. XIV, p.97.
doctrine. Il pensait là-dessus comme Spinoza ou comme ce philosophe contemporain qui disait : (la meilleure manière de s'empêcher de faire une chose est de se donner un motif positif de ne pas la faire ou d’en faire une autre. » : Un mal qu'on interdit c'est une idée mauvaise qui, dans son cheminement, rencontre un obstacle. Mais cet obstacle n'est qu'une puissance d'arrêt qui ne supprime pas l'idée pernicieuse. Il faut substituer une idée bonne à l’idée perverse. Et c’est ce que fait habituellement saint François de Sales.
Médiocrement confiant dans les barrières protectrices si l’âme reste débile, il met tout son effort à l’affermir en la pourvoyant d'une grande passion consolidée. Après quoi, peu s’en faut qu'il ne lui donne comme devise le mot des Thélémites : Fais ce que voudras ! Son système, en effet, tend à former un homme qui puisse toujours faire licitement ce qu'il veut parce qu’en toutes circonstances il ne veut que le juste, sa volonté s'étant identifiée par l'amour à la volonté du Souverain Bien. Pour qui s’est véritablement établi dans l’amour, c’est-à-dire dans cette résolution vivante, active et permanente de faire ce que Dieu veut, ce qui est proprement l'amour salésien, à quoi sert de multiplier les mesures de prophylaxie morale qui compriment la vie spirituelle sous prétexte de la protéger? « Le lion, dit saint François de Sales, qui est un animal généreux, se confiant en sa propre vaillance, marche en la simplicité de son cœur, et partant, il s'endort aussi volontiers surun grand chemin comme dans une retraitte particuliere. » ? Faire de nous des lions au spirituel, voilà son haut objectif. Nous mettre en état de courir sans péril toute aventure utile, former des organismes qui aient en eux-mêmes le principe de leur force, voilà le but et l'essence même de sa méthode ascétique *. Et c'est pourquoi il agit sur nous au centre plutôt qu'à la périphérie.
? L. Ducas. Le problème de l'éducation, Paris, Alcan, 1909, p. 277 ? Wrays entretiens. Entretien x, t. VI, p. 220. * La pédagogie moderne n’invente donc rien quand elle dit avec
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Notre saint n'omet pas sans doute, nous le savons, de prendre les mesures de protection indispensables, celles notamment que réclame une vertu naissante, mais il tient pour assuré que l'amour est une force organique qui de soi nous immuni$e, qui nous met en mesure, comme le hon, de marcher ou dormir, s'il le faut, sur le grand chemin.
Il ne semble admettre qu’une exception à ce conseil général de courir le risque utile, c’est quand il y a danger de péché grave : «Où il n'y a pas danger de péché mortel, écrit-il à Me de Chastel, il ne faut pas fuir, mais vaincre tous nos ennemis et s'y opiniastrer sans perdre courage, bien que nous soyons quelquefois vaincus. » : Rien donc de bien neuf dans nos récents engouements nietzschéens. Ne voila-t-il pas déjà un saint François de Sales théoricien de
: RU ce que nous appelons aujourd'hui prétentieusement a
vie dangereuse? Ecoutons-le parler de sainte Elisabeth : « Quant à sainte Elisabeth de Hongrie, dit-il, elle jouoit et dansoit parfois se treuvant es assemblees de passetems, sans interest de sa devotion, laquelle estoit si bien enracinee dedans son ame que, comme les rochers qui sont autour du lac de Rüiette croissent estans battus des vagues, ainsy sa devotion croissoit emmi les pompes et vanités ausquelles sa condition l’exposoit ; ce sont grans feux qui s'enflamment au vent, mays les petitz s’esteignent si on ne les porte a couvert. » ? On peut donc faire confiance à l'âme qui porte un grand foyer d'amour. Mais l’âme encore fragile, il faut à l’occasion la protéger. « Ma chere Fille, écrit-1il à M€ de la Forest au sujet d’une petite Religieuse un peu volage, il faut estre patient a ceux qui veulent servir les ames..., celle la auroit grand besoin de changer d'air pour estre
M. Dubois : le but de l'éducation, «c’est de donner à l’élève la réelle
possession d’une force spirituelle et personnelle. » Cf. Le problème
pédagogique. Paris, Alcan,p. 66. On ne fait ainsi que transférer à la
pédagogie profane un principe que saint François de Sales ne cessa
d'appliquer et d'enseigner dans le domaine de la pédagogie spirituelle. 1 Lettre à Mademoiselle de Chastel, mai-juin 1608, t. XIV, p. 29, 3 Introduction à la vie devote, 3° Partie, ch. xxxIv, t. III, p. 25.
guerie, car en ce lieu la il y a des aspicz et basilisques plus qu'il ne faut pour les {endres ames. » * À plus forte raison . veut-il que l’on protège les enfants dont la « provision » d'amour ne peut encore être faite : (Prenez garde, écrivait-il à Me de Chantal, non seulement pour lui — il s'agit du fils de la baronne, Celse-Bénigne — mais pour ses sœurs, qu'ils ne dorment que seuls, le plus qu'il se pourra. » ? Ainsi savait-il s'adapter aux divers besoins des âmes, et, par un judicieux dosage de protectionisme et de liberté, donner le principe d'une éducation admirablement propre à former des caractères virils.
La bonne hygiène de l’âme c’est donc, comme il dit, de faire d’abord (provision de forces », de se mettre en forme pour aller au combat. S'évader du champ de bataille ne résout rien, car la guerre vient nous saisir en dépit de nos précautions pour l'esquiver. «Bien souvent, dit-il, il arrive que nos passions dorment et demeurent assoupies ; et si pendant ce temps la nous ne faisons provision de forces pour les combattre et leur résister, quand elles viendront à se réveiller nous serons vaincus au combat. » * La tactique salutaire, pour une âme comme pour une nation, n’est donc pas tant d’apaiser l'ennemi, d’émousser ou d'éviter ses pointes hostiles, que de se tenir fort et toujours prêt pour la bataille ; car la faiblesse appelle l'attaquecomme la dépression atmosphérique provoque le courant d'air. L'ennemi survient au moment où nous ne l'attendions pas, attiré par notre faiblesse même. Il faut organiser toute sa vie spirituelle en vue du choc inévitable. Une âme, c’est comme une armée. Sa destinée c'est de se préparer à la guerre, à la manœuvre hardie sur tous les terrains, ce n’est pas de s'enfermer en des positions fortifiées où l’on s’amollit et perd l'habitude du combat. Il est vain de mettre tout son espoir en de fortes couvertures, car ces couvertures peuvent
1 Lettre à Madame de la Forest, 2 octobre 1609, t. XIV, p. 205. ? Lettre à la baronre de Chantal, 14 octobre 1604, t. XII, p. 360 3 Wrays entretiens spirituels. Entretien XV1, p. 294.
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être rompues. « Le désir de vous esloigner des causes d'imperfection, écrivait saint François de Sales à une de ses filles, n'est pas a propos au train auquel nous sommes, car il fait abandonner le vray soin de combattre. Or ce devoir nous est nécessaire, tandis que le premier est impossible, » : Grande illusion de croire qu’on peut supprimer le risque ! Et puis le pourrait-on, faudrait-il toujours s’y employer? « La vertu de force, disait-il encore, et la force de la vertu ne s’acquiert jamais au temps de la paix, et tandis que nous ne sommes pas exercés par la tentation de son contraire. » ? Ïl n'a donc aucune sympathie pour l'éducation ( en serre chaude », qui place hors de nous les conditions de notre sécurité. Îl n'entend pas faire des saints à programme
restreint. :
M. Strowski n'a point excédé dans l'éloge quand il a dit de l'évêque de Genève qu'il fit « une véritable révolution » en ascèse ?. Si l'on pouvait, en effet, lui contes-
1 Lettre à Mademoiselle Claudine de Chastel. Mai- Juin 1608, t. XIV. p. 28-29.
2 Wrays entretiens spirituels. Entretien xwi, t. VE, p. 294.
3 Saint François de Sales. Introduction à l'histoire du sentiment religieux en France au XVI siècle. Paris, Plon 1898, p. 295. M. Strowski, en ce point de son livre, a bien marqué le rôle éminent de saint François de Sales dans l’histoire de l’ascétisme : « Ce que les réformés, dit-il, avaient bâti sur le dogme du péché originel et sur la misère radicale de l’homme, lui l'avait élevé sur l'amour. L'Amour avait été son point de départ comme il allait être son point d'arrivée. Par un véritable coup de génie, saint François de Sales change les prémices du système mystique, 1l en transforme radicalement la méthode. » pp. 295-296. Il semble qu’on ne puisse dire plus que ne fait ici M. Strowski à la louange de notre saint. S'il a renouvelé la mystique, s’il y a fait une véritable révolution, s'il en a changé les prémisses et transformé la me thode, n’a-t-il pas accompli une chose grande et digne de mémoire parmi les hommes? N’a-t-il pas créé une œuvre à laquelle son nom mérite de rester attaché? Comment se fait-1l dès lors que M. Strowski, en un autre point de son livre, ait formulé ce jugement tout opposé : « La puissance intérieure et organisatrice fait défaut à saint François
ter d'avoir été l'organisateur d’une spiritualité fondée sur … l'amour, il resterait du moins qu'il en fut le vulgarisateur Mais, osons le dire, saint François de Sales fut bien le théo-
de Sales... Jamais chez lui les beautés ét les vérités particulières et multiples ne s’ordonnent suivant des lignes grandes et simples... elles ne s’inspirent jamais de cet esprit de géométrie qui, sans doute, exige plus d’un précieux sacrifice, mais qui donne aux doctrines systématiques des traits accusés, une individualité inoubliable ; celles-là se gravent dans la mémoire comme un paysage aux fortes arêtes. Elles se conservent longtemps : objets souvent d'amour ou de haines pour les hommes qui réfléchissent. Disciples ou -contradicteurs, toute une époque se rallie autour d'elles ; et puis elles laissent à jamais un souvenir précis et un grand nom. Cette bonne fortune a manqué à saint François de Sales, son nom ne reste attaché à rien de précis, et son imagination est plus connue que sa pensée. C’est un aveu que doivent faire ses plus grands admirateurs.» op. cit.p. 395.C'est un aveu quenous ne ferons pas ! Entre les deuxjugements contraires de M Strowski, c'est au premier que nous nous attachons. La puissance créatrice n'a point fait défaut à saint François de Sales. S'il y a un système dramatique proprement cornélien, il y a aussi un système ascétique proprement salésien. Et c’est le système qui consiste à tout construire sur l'amour. Îl y a plusieurs systèmes et plusieurs tactiques pour enlever, une place ou gagner une bataille : on peut s'emparer d’une position par assaut brusqué ou par méthodique et lent investissement
Saint François de Sales est le théoricien d’une tactique qui précipite
la manœuvre et va droit aux œuvres vives Il est le docteur, le classique
de l'amour. Dans l'amour de Dieu, a dit Sainte-Beuve. «il comprenaï
volontiers tout le christianisme ». — Cf. Port-Royal, t. 1, p. 218. —
Devant l'Histoire il sera toujours l’auteur du Traitté de l'amourd
Dieu. Son nom demeure attaché, quoi qu'en dise M. Strowski à une méthode de combat spirituel.
Le saint lui-même a pris conscience de son rôle, et, sans fausse modestie, dans la Préface de son Traitté,ilanotéson apport. Aprèsavoir rappelé que plusieurs avant lui avaient écrit sur ce sujet de l’Amour divin, il observe que les auteurs anciens ont écrit en « amans » plus encore qu'en ( sçavans ». Lui veut faire œuvre de savant. Ce qui différenciera son ouvrage de tous les autres, ce qui le fera unique en chrétienté, ce sera la partie constructive, son ossature et sa nervure théologiques. « I] me semble mesme, dit-il, que mon dessein n’est pas celuy des autres... Certes ! J'ay seulement pensé a representer.…. l'histoire de la naissance, du progres, de la decadence, des operations, proprietés, avantages et excellence de l'amour divin. » Cf. Traitté. Préface, +. IV, p. 8. C'est donc l’économie de l'amour, les étapes de sa
ricien d'une ascèse de l'amour. D’autres avant lui avaient pratiqué cette ascèse, l'avaient vécue, comme on dit aujourd'hui, mais qui donc l'avait mise en système? Saint Paul avait magnifiquement posé le principe Tous les saints, dans la suite, en avaient plus ou moins consciemment informé leur vie Quelques-uns même, saint Bonaventure, sainte Thérèse, saint Jean de la Croix, en avaient écrit avec LA ba L La A LA a Là
éclat, mais il manquait à leurs écrits la méthode et les vues directrices. Saint François de Sales recueille leurs expériences et les siennes propres. De mille vues pénétrantes mais éparses, 1l fait pour ainsi dire l'orchestration cohérente et l'architecture. Au morcellement des pratiques il substitue l'unité ; 1l rassemble la vie autour d’une idée maîtresse : tie ; FÉRR TE 5
il établit une doctrine coordonnée, définitive, de l'amour.
Ce ne peut être ici notre dessein de faire l'anatomie, l'analyse entière de sa théorie de l'amour. Nous n’avons à étudier sa doctrine que dans sa liaison avec la conduite
vie et de sa mort, l’enchaînement logique de ses opérations, son anatomie, si l’on peut dire, et son histoire naturelle scientifique que saint François de Sales va retracer. Et cela suffit à faire de lui plus qu’un Lamartine de la spiritualité, comme l’a nommé Sainte-Beuve, avec quelque légèreté. Cf. Port-Royal, t. I, p. 228. Le dogme ne fond pas chez lui dans les sucreries sentimentales et ne succombe pas sous les fleurs. L’assise doctrinale reste ferme sous les pittoresques enjolivures. Cela d’ailleurs n’a point échappé à Sainte-Beuve qui confesse, dans un chapitre ultérieur, que les fleurs lui ont un peu caché d'abord chez notre saint le roc solide de la science. « Il avait, dit-il, son ordre secret pourtant : je me suis laissé un peu trop décevoir peut-être à sa pure grâce de causeur et d'écrivain. Son âme, dès ici-bas, c'était une sphère complète sous une seule étoile. » Cf. Port-Royal, t. E, pp. 249-251. Mot admirable qui exprime bien l'ordre et la forte unité de son œuvre. Il a maîtrisé son sujet, après en avoir médité toutes les parties. Quatorze lignes du Traitié, nous dit Camus, lui ont coûté 1.200 pages de lecture, et l'ouvrage entier est une pièce « fort estudiée et laborieuse quoique rien n’y paroisse de travaillé.» Cf. Esprit, Partie IL, sect. xv, t I, p. 168. Nous avons là le fruit lentement mûr de toute une vie de travail et de réflexion, non pas les rêveries d'un mystique mol et fluent. Le Traitté est l'œuvre du plus grand et peut-être du seul grand doctrinaire de l'amour !
de la vie. Retenons seulement, pour nous guider dans cette voie, que la volonté, au sentiment de notre saint, est en nous le principe générateur de l’ordre et que cette volonté se décide par un mobile unique : l'amour. « Bref, Theotime, dit-il, la volonté n’est esmeüe que par ses affections, entre lesquelles l'amour, comme le premier mobile et la premiere affection, donne le bransle a tout le reste, et fait tous les autres mouvemens de l'ame. » : Aussi bien, l'amour ainsi compris n'est-il pas à l'origine de toutes nos opérations, n'est-il pas la source de toutes nos énergies ? « L'amour, dit encore notre auteur, estant la prerniere complaisance que nous avons au bien, ainsy que nous dirons tantost, certes 1} precede le desir ; et d’effect, qu'est-ce que l'on desire, sinon ce que l’on ayme. »? Il y a d’ailleurs une interpénétration constante de la volonté et de l'amour. Nous voulons parce que nous aimons, mais aussi nous aimons parce que nous voulons aimer. En définitive toutefois, la volonté «est regente sur l’amour », car, dit-il, (« de plusieurs amours qui se presentent a elle, elle peut s'attacher a celuy que bon luy semble : autrement il n'y auroit point d'amour ni prohibé ni commandé. Elle est donq maitresse sur les amours, comme une damoiselle sur les amans qui la recherchent, parmi lesquelz elle peut eslire celuy qu’elle veut. »° En vertu de cette umon de l’amour et de la volonté, si donc nous installons dans nos âmes l'amour de Dieu, c’est-à-dire l'amour qui, de tous les amours, « tient le sceptre », nous fixons par là même nos volontés dans le parfait.
Puisque, dans l'hypothèse, nous voulons comme nous aimons, plus nous aimerons Dieu, plus nous voudrons et agirons parfaitement. L'amour, tel que saint François de Sales tend à l'établir dans l’âme, est en effet une passion, c'est-à-dire, comme s'expriment les psychologues modernes,
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Traitté de l'amour de Dieu, 1. I, ch. 1v, t. IV, p.99: * Traité de l'amour de Dieu, |. A, ch. iv, t. IV, D: 32: Traitté de l'amour de Dieu, X. L, ch. 1v, t. IV, p- 34.