‹ Saint François de Sales, directeur d'âmesChapitre 72 sur 102 · W RS 2 ET · texte numérisé non relu

W RS 2 ET

1 «1 suffit, dit Emile Faguet, de ne pas heurter de front ce que le public sait d'histoire relativement au sujet choisi... C'est aux historiens à enseigner l'histoire et aux dramatistes à s’en servir pour le … plaisir des yeux et des esprits. » Journal des débats, 13 janvier 1902.

2 À propos des erreurs de La Fontaine, M. Félix Hémon écrit ironiquement. « Nous avons découvert que le Bonhomme est un médiocre naturaliste! Dès les premières fables que d’ erreurs accumulées! La cigale serait fort empêchée de chanter tout l’été et jusqu’au retour de la bise, car sa vie ne se prolonge guère au-delà de quelques | \ semainés ; elle ne se nourrit ni de mouches ni de vermisseaux, mais de ï substances végétales. . Le singe n'a pas quatre pieds, mais quatre mains ; le serpent n eu pas un insecte et ne porte pas de poison à la queue... Avouons les préjugés, les lacunes, les inexactitudes. Qu'aurat-on démontré en les constatant ? Que La Fontaine n'avait point prévu. ne les exigences rigoureuses de la science et de la critique moderne. | Cela va de soi. Qu’ il n’a eu qu'une connaissance imparfaite des animaux étrangers à la faune de son pays restreint, ou simplement hors de la portée de son regard un peu paresseux? Que même il n'a pas

toujours observé avec une attention assez scrupuleuse les animaux qui lui étaient familiers. Il faut s'entendre : si l’on veut dire qu il ne les a pas étudiés avec la conscience d’un naturaliste contemporain ; on aura

raison... si la réalité est moins séduisante, tant pis pour la réalité. » Cf. Cours de Littérature, Paris, Delagrave, t. II, pp. 31-33.

3 Fragment d'une dissertation sur les verts cardinales. Ce fragment paraîtra dans l'Edition d'Annecy avec les Opuscules. Cité au t. V, de Œuvres, p. 483, note 1.

s rapporte d’ après eux. Ï] les cite avec détachement et, comm

est toujours es Re “ on a. ce : qu’

nous disons maintenant, sous les plus expresses réserves. « Imaginés-vous, Théotime, dit-il, ceux qui tiennent en leur bouche l'herbe scitique ; car à ce qu'on dit, ilzn ‘ont jamais 14 faim ni soif. » : Et quelques lignes plus bas, pour un autre. exemple : (S'il est vray que le cameleon vive de Van . Une brève parenthèse encore — et que l’on n’a pas assez remarquée — dans l’Introduction, nous en dit long sur son scepticisme à l'endroit des détails scientifiques qu'il cueillait, en se jouant, comme ses contemporains, dans les œuvres de Pline le Jeune ou d’Aristote : « Les chevres,

selon Alcemeon, dit-il, haleynent par les oreilles et non par les DAsEAUX : il est vraÿy qu ‘Aristote le nie, or ne sçay-je ce | que c ‘en est, mais je sçay bien pourtant que nostre cœur

haleyne par l'oreille, et que comme il aspire et exhale ses pensées par la langue, il respire aussi par l'oreille, par:

laquelle il reçoit les pensées des autres. Gardons deng “. soigneusement nos oreilles de l’air des folles paroles, car à

autrement nostre cœur en seroit empesté. »* Ce n'est pas mon affaire, semble-t-il dire, de rechercher si ces histoires:

sont vraies ou fausses, Je ne suis pas naturaliste et je cite

mes auteurs, des auteurs que vous aimez ; arrangez-vous

- . , 6 . ÿ avec eux. Pour mol, Je ne veux qu enseigner avec agrément.

C'est ce qu'il expliquait d’ailleurs expressément un jour

du haut de la chaire : « Les roys et grans princes, disait-il, ont pour l'ordinaire tousjours avec eux de la poudre de la corne de licorne qui est propre à garantir du venin, et quand :ilz ont quelque incommodité ils prennent cette

poudre dans du vin pour s'en preserver. L'esprit humain

est admirable ! Plusieurs disputent s’il y a des licornes.

ou non et si la poussière de leur corne a cette ji a

© 122 Traité de l'amour de Dieu, 1. V, ch. in, t. IV, p. 266, # Der à la vie devote, 3° partie, 4 Xxt tt HE p: : 210.

Page 1