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CHAPITRE IV

En Italie (1589-1592).

'UAND François rejoignit la Savoie, dans l'automne de 1588, ses parents étaient encore à Brens, près de Genève. Depuis six ans, ils ne l'avaient pas vu. « Toute la maison luy fut au devant avec joye; sa mère l'embrassa et le baisa avec larmes; son père receut une récréation nonpareillc de le voir si accomply; et tous deux eussent passé les jours et les nuits à entendre ses discours ^ ».

M. de Boisy voulait en faire un magistrat; il rêvait sans doute de l'admirer un jour sénateur de Savoie, grand jurisconsulte ou même assis plus haut encore à la cour d'un roi. M^® de Boisy dans les délices de son fds retrouvé « pensoit bien qu'il fust assez sçavant pour n'avoir plus besoin d'aller autre part »; chez son mari, au contraire, la raison « surmontoit la tendreté inférieure de l'amour paternel » 2. Le voyage d'Italie était à cette époque le complément d'une bonne éducation, et comme il y avait à Padoue une école de droit célèbre, c'est là qu'il résolut d'envoyer son fils ^. Mais d'abord il « lui bailla du loisir pour voir ses parents et amis ».

En France, les troubles continuaient. Henri III, hors de Paris, préparait sa vengeance. Vers le premier janvier, on apprit à Brens l'assassinat du duc de Guise et de son frère, les fils d'Anne d'Esté. M. et M^^ de Boisy les avaient

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VUS jadis, avant la naissance de François, entrer tout jeunes, triomphalement, dans Annecy, à la suite de leur mère. Cette bonne ville maintenant tremblait pour sa suzeraine que le roi assassin tenait prisonnière à Blois; et, six semaines plus tard, en apprenant son évasion, ses fidèles sujets firent un feu de joie ^.

C'est durant cet hiver que François, suivi de M. Déage, se rendit à Padoue.

Cette ville qui appartenait à Venise, était le centre intellectuel de l'Italie. Le souvenir de saint Antoine flottait sur elle comme un étendard; autour de son tombeau, quarante monastères instruisaient vingt mille écoliers, et la riche République entretenait dans ses chaires les plus célèbres professeurs.

Volontiers, François fit ce voyage car on cultivait à Padoue la science sacrée comme la profane. Par déférence pour son père, il donna chaque jour quatre heures à l'étude du droit dont le grand maître était le fameux Pancirole; mais il donna de plus quatre heures à la théologie sous la direction du Jésuite Possevin, autre célébrité ^. Le reste de son temps se passait en prière; il vécut là comme à Paris.

En fait de religion et de politique, on ne s'égorgeait pas en Italie ainsi qu'en France; mais, malgré une foi unanime, les mœurs y étaient plus rudes. Les étudiants de Padoue affectaient des allures de bandits; le soir ils circulaient en armes criant : qui va là? aux passants attardés, et si la réponse n'était pas de leur goût, ils ne se gênaient pas pour tirer ^.

François, plus tard, aimait conter qu'un de ces matamores tua net un homme au hasard dans la nuit, puis se sauva épouvanté chez un ami. La mère de cet ami, seule,

Md. 25. — 2 V. I, 71. — 3 I. X\ je partie, viii.

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;il.L(Midail, suii liis; rjx'nlu, il lui dii, son ciiinc; cjîI.Ic; f(unrno en a pitié, lui promet de U) cacher. Mais on l'rapp(* : c'est son fils qu'on apporte tué dans la rue par un inconnu . Fidèle à sa promesse, elle garde \v. secret. Et P'ianrois ajoutait (pi'elle <'nt alors une vision; son fils lui apparut rayonnant comme un saint; il était mort dans le péché, mais l'acte de sa mère avait d'un coup purgé sa dette ^

Parmi des mœurs si extrêmes, la vie paisible de François, sa piété ne plaisaient pas à tous. Il arriva qu'on épiait son passage pour admirer en lui comme une image des Bienheureux; mais plusieurs de ses camarades ne voyaient en cette apparence que couardise et niaiserie; ce Savoyard dévot les exaspérait ^. Une fois, embusqués à la nuit tombante, ils s'élancèrent sur lui l'arme au poing; François, ■ pensaient-ils, allait prendre la fuite; ils furent surpris qu'il tirât son épée dont il joua avec tant d'adresse que bientôt ils crièrent grâce ^.

Alors ils complotèrent avec une courtisane une attaque d'un autre genre *. Elle y consentit de bon cœur « car il estoit un des beaux jeunes hommes de son temps; il avoit un port fort majestif, un maintien merveilleusement attraiant; un parler le plus gracieux du monde... Chacun le remarquoit, chacun jettoit les yeux dessus luy ». — Monsieur, lui dirent-ils, il est arrivé en cette ville un docteur jurisconsulte fort célèbre... Trouveriez-vous bon que nous allassions le saluer? )> François, toujours poli et prévenant, les accompagna.

Cette belle dame « leur fit une très honneste réception, avec un visage composé selon la modestie ^. — « Messieurs, vous obligez beaucoup mon mary. Quelques affaires le tiennent maintenant empesché... Cependant,

' I. XVIe partie, VIII. —^G. I, 39. — » G. I, 31; Y. I, 80. — * C. 67. - « G. I, 32.

si VOUS n'estes pas beaucoup pressez, nous l'atLendrons icy » (^). Sans méfiance, en homme bien élevé, il causait aimablement. Mais « le sieur docteur ne savait point venir; les compagnons, feignans de regarder des tableaux et images, se levèrent et sortirent tout bellement les uns après les autres. » François, un peu surpris, continuait à causer. Cette femme, seule avec lui, se fit plus souriante; ses regards devenaient langoureux : elle lui prit la main. François, stupéfait, se dégagea et dit : — « Je croyois d'estre avec une femme d'honneur... » « Elle se mit à rire, puis loua tendrement la douceur de son regard qui, trouvait-elle, démentait son langage. Alors, François, si brave devant des lames nues, eut peur et se sauva. » Les compagnons qui regardoyent par le trou de la serrure et par les fentes de la porte fuyrent qui deçà, qui delà » et la femme « poursuivoit François à grandes injures » dans l'escalier.

Cette farce fit le tour de la ville qui s'en amusa; mais comme la foi, malgré les désordres, y était vive, il en résulta pour François un grand succès de sympathie; il devint presque célèbre; les personnes dévotes l'appelaient : « le parfaict », et les jeunes femmes : « diamant insensible » ^. Une princesse, de passage à Padoue, et dont le nom reste inconnu, s'intéressa à tant de vertu. Un jour, à l'église, placée non loin de lui durant un long office, elle le contempla tant et si bien qu'enfin elle en fut amoureuse. Or, elle était riche, se passait toutes ses fantaisies; et un ami de François, qu'elle combla de présents, se fit fort d'amadouer l'Insensible, mais dès les premiers mots, on devine sa stupeur, ses pieux reproches ses exhortations indignées ^.

(1) « Elle fit apporter des sièges et commença l'entretien avec le vertueux François auquel les autres avayent baillé la defîérence. » ^G. I, 34. — 2N. 34; Q. 11.

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Dès lors, elïrayé des ciiibùclH^s (luc lui Irndiul, cMm ville voluptuoiiso, il rcnloiibla d'austérité. « Il inacéroit son corps ])ar \v ciliée, par h^s j(;nsii(;s, par de Ioniques veilles et s'(îxt(iniiiii()it par l'assiduil é d(; la méditation » ^ Le Vendredi-Saint, dans le couvent de Saint-Antoine, tandis que les moines, au chant du Miserere ayant éteint les chandelles, s'appliquaieid la discipline, des écoliers ouvrirent des lanternes sourdes, et l'on vit parmi les pénitents François à demi-nu.

A force de macérations, « il devint si pasle et si maigre qu'il avoit plus de ressemblance à un squelette qu'à un homme vivant » ^. Alors la fièvre se saisit de ce pauvre corps, avec des souffrances aiguës; jamais il ne se plaic:nait, immobile en son lit et bien docile envers les médecins. Ceux-ci déclarèrent qu'il ne guérirait pas, qu'il avait à la fois trois maladies mortelles. « Le cœur serra au pauvre sieur Déage, il se retira quelque temps à part et pleura très amèrement. Néanmoins, il s'approcha de son malade le plus constamment qu'il peut et, s'estant appuyé du coude sur son chevet, luy dit : — « Mon « fds, si Dieu vous retiroit à une meilleure vie, ne vous « conformeriez-vous pas à son bon plaisir? » Et luy fut impossible d'ajouster rien de plus. François entendit incontinent ce que cela voulait dire, et respondit : (^) — « Hé, mon cher maistre, je me remets de tout cela à « votre charité... Je désire une chose tant seulement, que « quand je seray expiré, vous remettiez ce corps aux mé- « decins pour en faire l'anatomie; ce me sera un soûlas de « sçavoir qu'au moins je serviray de quelque chose au public « estant mort, puisque je n'ay servi de rien en ma vie » ^.

(1) Je suis prest à tout ce que Dieu voudra faire de moy, et soiL qu'il veuille que je meure, soit qu'il ayme mieux que je vive, ce m'est une chose douce... »> Quand le sieur Déage, se faisant force, lui demanda quelles funérailles il désiroit, : « Hé, mon cher maistre...

A Padoue, on exécrait plus que les autres les étudiants en médecine. Comme il leur fallait des cadavres pour leurs études, et que les condamnés à mort ne leur suffisaient pas, ils déterraient la nuit dans les cimetières les honnêtes gens fraîchement inhumés; il en résultait des luttes effroyables, car si l'on savait en ville qu'un coup pareil se préparait, les parents des morts venaient en armes défendre leurs tombes; les étudiants étaient armés aussi; des tueries s'ajoutaient aux profanations, et les mourants tombaient sur les cercueils. C'est à ces violences que François voulait s'opposer ^.

Mais, tandis qu'on préparait son deuil, « il fut vu se remettre peu à peu. Dieu luy rendit sa première santé. Tous des gens de bien s'en réjouyrent et il reprit avec une diligence nonpareille ses études et ses exercices spirituels )) 2.

François s'était dressé des règles pour marcher, sans chopper sur le glissant des affaires du monde; son confesseur, le Père Possevin, les approuva et « il les escrivit es premières et dernières feuilles d'un livre de prières qu'il portoit ordinairement en sa pochette » ^. On y voit sa préférence pour deux exercices de piété qu'il pratiquait chaque jour. Il nomme le premier la Préparation. C'est une sorte d'examen qui lui présente au réveil ce qui l'attend durant le jour : les devoirs à remplir, les obstacles possibles, enfin toute la conduite à suivre pour accomplir sans cesse la volonté de Dieu *.

Le second, qu'il nomme : Sommeil spirituel, est une sorte de prière mentale, sans grand effort de raisonnement; il suffit de se rappeler la bonté de Dieu, ses bienfaits passés, la vanité du monde, les vertus des saints, leur bonheur présent et de fondre ces idées doucement

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dans la reconnaissance o.t l'amour'. Kl lorsque, durant la journée, François n'avait pu faire; cette oraison, il veillait pins tard on se levait plus tôt y)oni' s'rn acquitter.

A ces rèj^lenienls de la vie intériciure étaient joinis ceux de la vie mondaine. En voici des fragmc^nts :

...« Es rencontres, je pai'lerai peu et bon, à lin que la compagnie s'en retourne plustost avec appétit de nostre rencontre qu'avec ennuy. Si le rencontre est brief, et que (|uelqu'un ayt des-ja pris la parolle, quand je ne dirois autre chose que la salutation, avec une contenance honnestement libre, ce ne seroit que le mieux ^.

« En conversation..., il faut que je sçache qu'à certains, il ne faut monstrer que l'exquis, aux autres que ce qui est bon, aux autres que l'indifférent, mais à personne ce qui est mauvais... Et de faict les grands et sages n'admirent que l'exquis, les égaux l'attribueroient à l'affectation et les inférieurs à trop de gravité... Et puis, à quel propos descouvrir les imperfections? Ne les void-on pas assez?

« Avec les grands, c'est alors que je me tiendray soigneusement sur mes gardes; car il faut estre avec eux comme avec le feu; c'est-à-dire qu'il est bien bon de s'en approcher parfois mais il ne faut pas aussi que ce soit de trop près... Les grands seigneurs se plaisent ordinairement d'estre aimez et respectez : l'amour certainement engendre la liberté... Il n'y a donc point de mal d'estre un peu libre en leur compagnie... pourveu que le respect soit plus grand que la liberté. » ^

Et François qui prenait bien soin de pratiquer toutes ces règles savait « plaire à Dieu et aux hommes en un aage ou les autres ne font que des cheutes. » *

Il y avait deux ans qu'il suivait les cours de droit

1 M, 22. — 2 G I, 29. — ^ Id. 31. — * G. I, 31,

cjuai)d on le jugea digne de « se doctorer ». La cérémonie eut beaucoup d'éclat ^ Guy Pancirole, qui aimait et admirait cet écolier incomparable, réunit quarante huit docteurs pour l'interroger. Le grand maître en personne, pompeusement, fit l'éloge de ses vertus ce qui fut, sans doute, pour le candidat, une heure plus pénible que l'examen. Il s'entendit féliciter d'être resté chaste entre les voluptueux comme « la fontaine Aréthuse, qui se mesle avec la mer sans que ses eaux deviennent amères « ^. L'aventure de la courtisane n'était point oubliée, et l'on voit ce malheureux François rougissant sous les yeux des quarante-huit docteurs et de la foule des écoliers. Il répondit par un discours du même genre, un peu redondant, où il donnait de tout cœur à l'autre ville universitaire, Paris, qui se mourait alors sous le siège d'Henri IV, un souvenir ému et reconnaissant ^. Ensuite Pancirole lui posa sur la tête une couronne dans le tumulte des acclamations; après quoi, toute l'assemblée, triomphalement, le ramena chez lui *.

Avant de repasser les Alpes, François fit un voyage que lui offrait son père, fier de son succès. Avec M. Déage, il alla voir à Lorette, la maison de la Vierge. Il y renouvela son vœu de chasteté, puis songeant qu'entre ces pauvres murs, Marie avait reçu la visite de l'Ange, que là, Jésus avait vécu travaillant de ses mains, il lui survint tandis qu'il était immobile, tout absorbé en ces contemplations, une extase. Alors son visage devint lumineux, extraordinairement ^.

C'était la première fois qu'apparaissait en lui un de ces phénomènes mystiques, reflets externes des délices de l'extase et qui, si fréquents dans la vie de plusieurs Saints, furent assez rares en la sienne ^.

ET SES AMITIÉS 4o

M. Dcago, admira, stupéfait, cottes sj)Iondour iriysh';l'ieuse qui, semhlo-t-il, dura ({uelifues instants et, d<>s lurs, il conçut pour François « une particulière révérence ))' . Celle-ci d'ailleurs ne l'empêcha jamais de le tancer aigrement, quand l'envie l'en prenait.

De Lorette, ils allèrent à Rome visiter avec une « dévotion non-pareille, les lieux saincts de cette ville Emp(îrière », et surtout le Colysée où François pleura en soniçeant aux martyrs -.

Puis ils partirent pour Ancône, afin de gagner Venise par la mer. Une barque faisait voile; ils y prirent place. Alors apparut sur le quai « une dame estrangère fort qualifiée avec grande suite d'estafiers )> et l'air très mécontent. — « Il y a quelqu'un là-dedans? dit-elle au maistre. — C'est un jeune gentilhomme extrêmement sage et vertueux, avec quelques-uns qui l'accompagnent : vous aurez du contentement de le voir. — Voilà qui va bien répliqua-elle, mais j'ay loué le vaisseau )). François la pria de leur donner « un petit coing »; elle resta intraitable; bien poliment il mit pied à terre ; et la barque partit ^.

Du bord du quai, il la suivait des yeux qui filait vite, le vent en poupe, quand brusquement, sans qu'on sût pour quelle cause, elle chavira; et comme elle se trouvait déjà loin on ne put sauver personne *.

François était encore tout horrifié, quand vint une autre barque où ils montèrent. Parmi leurs compagnons, les uns causaient, d'autres chantaient, François le cœur lourd, se souvint que M. Déage, avec qui, souvent il lisait l'Office, ne l'avait pas achevé ce jour-là; et tous deux à part, discrètement le continuèrent.

Le batelier les plaisantait. Les moines et les dévots, disait-il, lui portaient toujours malheur. Bientôt comme

^ G. I. 45. — 2 Id. 43. — ' G. I, 45; G. 84. ~*Y. I, 97, G. 85.

le veiiL s'élevait et faisait danser la barque, les passagers prirent peur; alors, il se fâcha. — « Holà ! Messieurs les François, que barbottez-vous tant? Depuis que vous tenez ces bréviaires, les vents n'ont point cessé de nous estre contraires. Or sus, tenez-vous comme les autres... » Et tout en colère il jurait. M. Déage allait éclater; mais François le retint : — « Ce n'est pas le temps de respondre », dit-il ^

Plus tard, quand « la rage du vent fut accoisée », celle du batelier tomba aussi. Alors, François changeant de place lui dit à part : — « D'où vient, patron, que tantôt vous étiez en colère? Les menaces de la mort vous dévoient donner de la crainte, et cependant vous blasphémiez, vous empêchiez de prier Dieu... — Oh vrayment ! dit-il en riant, si nous autres pauvres mariniers usions de ceste patience, nous serions tous saincts.

— Mais, reprit François, il ne faut pas rire icy... » Gravement il expliquait que Dieu est le seul maître des flots, qu'il nous tient à sa merci, que c'est folie de le braver.

— Désormais, conclut-il, il faut que vous preniez garde de traicter plus doucement ! » ^

Et le loup de mer regardait tout surpris, un peu intimidé, ce beau gentilhomme malmené par lui et qui parlait si gentiment.

Le lendemain, comme la barque passait devant une chapelle où les marins échappés des tempêtes venaient, disait-on, accomplir leurs vœux, François, les yeux sur la chapelle, ne vit pas lever un cordage qui jeta à l'eau son chapeau ^. M. Déage, porteur de la bourse, prit mal cette aventure, et gronda rudement son élève. François, sans protester, tira de leur bagage un bonnet de nuit qu'il mit sur sa tête à cause du soleil; et il « se souriait aux

i;'i' s lis AMiriîis 4b

iiKKMjucrics (^1, hi'ocjH'ds <|u'(ni liiy Iciidoil de lous cos-

On dosccndil ;m poil de C.liiosji poiii' y dîm'i'. L;i hV;uiçois pensait q\w M. Dônp^c^ lui jhIhMci'juI un cluiixsiu; itiaivS sa colère n'était pas calmées; il répoudil ((ii'on verrait à Venise; et, pour mieux pnnirson élèves, il osa Teniniener comme un petit enfant sur la grande place, oii il y avait foule, car on y jouait la comédie.

Kt le conciliant François ((|ui avait alors viiigt-(juatre ans) suivit en cet accoutrement le furibond M. Déage, simplement, sans témoigner la moindre humeur, parmi l'étonnement et les sourires du peuple.

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