‹ Saint François de Sales et ses amitiésChapitre 18 sur 68 · G. I, 14-2. — ^ G. I, 140. — 3 A. XI, 171. — * G. I · texte numérisé non relu

G. I, 14-2. — ^ G. I, 140. — 3 A. XI, 171. — * G. I

ET Si:s AMITIKS lui

(loniiail, plus siji^nc de vie; i^l, l(;s auLorih'îs de 'J'Iioiioii s<; inoquaienl. du luissionnaire à (|ui son Altesse; là-bas pronuîUail dos merveilles, cl (|ui, loujours seul, ne \ oyait rien venir '.

(Cependant le courant des conversions ne s'arrêtait pas; à la mi-décembre, moins d'un mois après son retour, François comptait quatre-vingts nouveaux catholiques ^. Alors, il résolut de frapper un grand coup : rétablir la messe à Thonon même.

Quand on vit des menuisiers se diriger vers l'église, le peuple accourut avec armes et bâtons; la petite bande des catholiques en fit autant et « desja l'on craignoit qu'il n'y eust une grande tuerie »; mais le prévôt arriva « qui, par la majesté de son visage et douceur de ses parolles, fleschit tellement les courages » qu'enfm l'église fut ouverte, les ouvriers entrèrent, et l'émeute se dispersa 3.

François orna comme il put, d'images, de tapis et de cierges un grossier autel de bois; et dans cette petite église, depuis soixante ans privée de sacrifice, il célébra paisiblement la messe de minuit devant une centaine de fidèles « qui pleuroyent de tendreté » *.

Les syndics avaient protesté (d'ailleurs sans grande conviction) que le prévôt, par cette messe, violait à l'insu du souverain, la liberté de conscience.

Peu après, François reçut une lettre qu'il s'empressa de leur montrer :

« Révérend, cher, bien aimé et féal, ^

En réponse de celle que avez escript, vous disons que treuvons bon qu'ayez faict dresser un autel en l'église de

ï A. XI. 421. — 2 A. XI, 219. — ^ G. I, 151. — * A. XI, 243: G. I, 153. — « A. XI, 447.

Sainct Hipolite, comme aussy les aultres bonnes œuvres qu'à la louange de Dieu et extirpation des hérésies vous y allez exercitant; et Nous desplaict des oppositions que l'on vous y faictes, que neantmoings avez surmonté ainsy que vous Nous écrivez. A quoy vous continuerez avec la dextérité et prudence que vous sçavez convenir. A tant prions Dieu que vous aye en sa garde

Le Duc de Savoye ».

Depuis ce jour, nul syndic n'osa élever le ton devant cet homme à qui Son Altesse écrivait si aimablement ^

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