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CHAPITRE IX

Le Chablais (suite).

E grand chef de la Réforme était alors Théodore de Bèze. Vers trente" ans, humaniste et poète, il avait rencontré Calvin et embrassé d'enthousiasme sa doctrine. Durant un demisiècle, il s'était donné de toute son âme à la propager en France; puis Calvin mort, il avait pris, aux yeux de l'Univers, la place du pape de Genève. Maintenant, presque octogénaire, à demi-sourd, il renonçait à l'action; mais le prestige de son nom restait comme l'étendard du Calvinisme et un défi à la foi romaine.

C'était un incontestable érudit, un écrivain de talent, un des maîtres de la Renaissance Française. Il ne quittait plus Genève, environné des ministres comme un astre de ses rayons.

Mais le bruit courait qu'avec l'âge l'ardeur de ses convictions s'était émoussée, qu'il n'avait plus pour la foi romaine la même répulsion que jadis et qu'enfin ^, peutêtre, un jour, en s'y prenant avec adresse, pourrait-on obtenir de lui un désaveu de ses rigueurs passées, un retour vers l'Église.

François prêta l'oreille à ces on-dit. Ce vieillard qui, chargé d'une si grande responsabilité, allait à la mort en triomphateur, lui faisait pitié. Convertir Théodore de Bèze, quelle œuvre ! Et pour le Calvinisme quel coup !

Un ami de François, un capucin ^, qui en 96 eut affaire à Rome, parla au Pape de ce merveilleux espoir; il lui fit un tel portrait du prévôt, de son éloquence, de son adresse et de ses succès en Ghablais que Clément VIII écrivit à François : « ...Frère Esprit nous a fait récit de la piété qui est en vous et du zèle que vous avez à l'honneur de Dieu ^, chose qui nous a esté fort agréable. Le mesme vous fera entendre en nostre nom quelques affaires qui regardent la gloire de Dieu et que nous avons fort à cœur; vous luy donnerez la mesme créance que vous feriez à nous-mesme ».

Ce que Frère Esprit rapporta au prévôt, ce fut l'ordre d'aller voir Théodore de Bèze et de faire tout le possible pour obtenir sa conversion.

Durant l'hiver de 96 à 97, François plusieurs fois se rendit à Genève ^, mais le maître était toujours en compagnie et François n'osait se montrer.

C'est qu'il fallait une grande prudence. Si les Genevois se fussent douté qu'il venait dans leurs murs s'attaquer à leur chef, quelle indignation, quelle fureur ! Ces dangers n'étaient pas pour le refroidir.

Puis, en février, une conversion marquante renouvela son espoir : celle de Pierre Fournier naguère premier syndic de Thonon.

Ce personnage, dont l'exemple devait frapper le peuple, fit une abjuration solennelle *. Il se rendit à Saint-Hippolyte, accompagné du prévôt et de tous les catholiques. Sur ce cortège des chenapans lancèrent des pierres dont quelques-unes atteignirent François, mais lui, au seuil de l'église, se tourna vers eux, les regarda paisiblement, leur dit quelques mots avec une « puis-

1 G. I, 138. — 2 A. XI, 453 (orig. en latin). — ^ y. I, 241. — " G. I,

i:'i' si;s AiM I I II, .s 10^)

sauter tendroU' » ci lonl. se culma si vite quo ses oiuiillcs vouliHMMil. y voir iiii niii-;icl('.

Peu après, les chevaliers de Saiid-Mauriec; envoyèrent enfin une partie d<^ la somme promise; et J^'rançois put installer un premier curé en CJiablais; il choisit entre les villages les mieux disposés, celui de Gervens, parce que le j)rétre qui s'olïrait y était connu ^; et ce nouveau curé se montra si habile que la plupart des habitants, dix jours plus tard, voulurent abjurer.

C'était vers la fin du carême; le prévôt avait tanl, à faire pour préparer aux Pâques les convertis de Thonon, qu'il dut remettre à plus tard ces nouvelles abjurations 2.

Dès qu'il put, au début d'avril, tout réjoui par ces grands succès, il repartit pour Genève.

Là, depuis la dispute publique entre MM. de Sales et de la Faye, Jacqueline Goste, servante d'hôtellerie, demandait à Dieu inlassablement la grâce de revoir ce prêtre qui avait si bien l'air d'un saint, et de lui confier son âme. Or, ce fut à son hôtel, à l'enseigne de l'Écu de France, que François descendit ce jour-là.

Quand Jacqueline le reconnut, quel saisissement ! Elle conduisit le voyageur à sa chambre; puis, au lieu de se retirer. — « Hélas ! monsieur, dit-elle, il y a longtemps que je demande à Notre-Seigneur de pouvoir vous parler » ^. Elle lui conta toute sa pauvre vie de bergère et de servante. Elle avait trente-sept ans. Elle rêvait de quitter Genève pour pouvoir dans quelque autre ville suivre à sa guise les offices divins; mais les patrons de l'Écu de France l'aimaient; ils lui permettaient d'entendre la messe chaque dimanche aux environs; puis elle avait en ville des amies catholiques dont en secret elle soutenait

1 A. XI, 255. — ■' A. XI, 260. — = Ac. 360.

la foi contre les discours des ministres. François lui conseilla de rester à Genève. Quand il l'eut confessée, il parla de communion. Elle reprit, toute étonnée : — « Il ne vous est pas permis de dire la messe à Genève ». Mais il avait à son cou dans la petite boîte d'argent quelques hosties pour des malades. Jacqueline tomba à genoux; et dans cette chambre d'hôtel, au beau milieu de Genève, elle communia.

Quand François se présenta chez Bèze, celui-ci enfin était seul; il faisait les cent pas dans sa « salle ». C'était un beau vieillard qui « en courtoisie et en affabilité ne devait rien à personne ». François, en se nommant, <( n'oublia point de termes de la civilité » ^; il supplia le ministre de ne pas le juger d'après les noires peintures qu'à Genève on faisait de lui. Son regard franc, son bon sourire, la distinction de ses manières étonnèrent Bèze; il répondit aimablement qu'il le tenait pour un homme de savoir et de qualité, qu'il regrettait seulement que ses talents servissent une mauvaise cause. François, avec tact, commença l'entretien par des « discours indifférens; et comme le vieillard ne pouvoit se saouler de la suavité de son hoste, il luy présenta l'entrée de sa chambre ».

Alors, loin des indiscrets, François lui dit que depuis longtemps il était curieux d'avoir son avis sur divers points de controverse, et de causer avec lui « à pourpoint déboutonné ». Il ajouta :

■ — « Vous jugerés aisément que je ne porte pas la mine d'un affronteur. »

Après un peu d'hésitation, Bèze répondit :

— « Vous procédez envers moy comme j'ay toujours désiré que l'on fist; car je n'estime rien tant que la sincérité. Je suis prest de satisfaire à vos interrogats. »

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— « Moiisicui', dil r'raiirois, ])('ul-<ni l'^iiic son salul. on l'Église romaine? ».

« Bèze Liiit pendant quelque temps les yeux ficlKîZ en un coing de la chambre. » — « Permett(;z-moy (fu(; je pense un peu plus profondément »; et baillant au jeune homme un livre « pour s'entretenir » ^, il passa dans la pièce voisine oij François, durant plusieurs minutes, l'entendit se promener.

— « La question, dit-il en revenant, a été si on se pouvoit sauver en l'Église romaine. Je vous responds qu'ouy, qu'il n'en faut point douter et qu'on ne sçauroit nier qu'elle ne soit la Mère-Église. »

François reprit : — « Puisqu'il en est ainsi, pourquoy avez-vous planté vostre Réforme, avec tant de guerres, de séditions, de destructions de temples, et autres maux qui sont innombrables? »

Bèze soupira : — « Je ne veux nier, dit-il, que vous ne fassiez vostre salut en vostre religion 2, mais il y a ce malheur que vous embrouillez les âmes de trop de difficultez : vous dites que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut; d'où arrivent plusieurs maux : car les peuples, croyans ceste nécessité des bonnes œuvres et le plus souvent ne les faisans pas, se damnent parce qu'ils contreviennent à leur conscience. C'est pourquoy nous avons tasché d'establir nostre religion, en laquelle le chemin du ciel est rendu facile, ayant jette ce fondement que la foi sauve sans les œuvres, que les bonnes œuvres ne sont point de la nécessité du salut, mais tant seulement de bienséance.

— Voire... répondit François; mais nostre Seigneur enseignant as es apostres ce qu'il vouloit qu'ils creussent du dernier jugement, ne faict point de mentions des péchez commis, mais dit tant seulement qu'il condam-

liera les mauvais parce qu'ils n'auront pas faict les bonnes œuvres : « Allez, maudits, au feu éternel, car j'ay eu faim et vous ne m'avez point baillé à manger ». Si elles n'estoyent que de bienséance, comme vous dites, seroit-on puni si rigoureusement à faute de les avoir pratiquées? »

Alors Bèze qui d'habitude témoignait une grande douceur, s'emporta « et prononça plusieurs paroles indignes d'un philosophe » ^. François reprit doucement : — « Monsieur, j'estois seulement venu vous exposer à la bonne foy mes objections; et je me resjouissois de sçavoir vostre sentiment sur icelles : je vous prie de m'excuser, je n'y retourneray plus. »

Bèze, un peu honteux, « cognent qu'il avoit faict faute » et retrouvant toute sa politesse, il pria le prévôt de revenir le voir; mais quelques personnes dans l'antichambre regardèrent « de travers » ce jeune prêtre et « ne différèrent pas de dire que c'estoit un homme rusé, propre à faire des séditions » 2.

De cet entretien, François emportait peu d'espoir; pourtant, quand il écrivit au pape pour rendre compte de sa mission ^, comme il concluait par ces mots : « S'il était possible de l'aborder plus souvent et avec plus de sécurité, peut-être pourrait-on le ramener au bercail » ^. Clément VIII lui répondit : — « Bien que cette affaire dont nous désirons ardemment l'heureux succès, offre comme vous l'écrivez de grandes difficultés, néanmoins puisque c'est une œuvre de Dieu, dont nous cherchons la gloire, nous vous exhortons vivement à ne pas l'abandonner » ^.

François, au début de l'été, retourna donc chez Bèze; et cette fois, pour détourner peut-être les soupçons, un

' G. I, 159. — ^ G. I, 160. — 3 G. I, 161. — ' A. XI, 270 (origin. en latin). — 5 A. XI, 454 (orig, en latin).

i/i' si;s AMi'iiKs 109

i\n\\ rnccoiupa^iiail, Antoine Favr(î, alors pre'isidcril .-m (ribuiial (i'Aiinecy i'À. jiii'iscoiisiillc^ l'or'l. coiimi dans le lîiondo savant.

Le ministre lenr fit un accueil loul, coi'dial. Kn l'honneur du président il étala son éiudiLion et tous deux « entrèrent en plusieurs discours que ne servoyent de rien et employèrent beaucoup de temps » K Alors, François, pour parler d'autre chose, avisa « certains gros livres au coing de la chambre, dont il vouloit savoir les noms. Bèze respondit que c'estoient les vieux Pères, desquels il ne faisoit pas beaucoup d'état ». — Et moi, dit François, je ne sçaurois pas vous dire combien je le& estime; « à mesme temps, empoignant le premier, il en osta la poussière avec son manteau et treuva que c'estoit sainct Augustin ». Rapidement, il tourna quelques feuillets et lut un passage sur la grâce « qui bailla subject à une longue dispute » au sujet du Libre Arbitre.

François se montra docte et éloquent; le vieillard admira l'habileté de ses arguments; mais, dès qu'il poussa l'entretien sur la vérité du catholicisme, Bèze refusa de le suivre. — « Assurément, dit-il, ni votre vie ni la mienne ne seraient en assurance si l'on savait de quoi nous traitons. » ^ François déclara qu'il donnerait la sienne bien volontiers pour lui assurer la vie spirituelle.

Cet accent inattendu parut gêner le ministre. — « Il n'est pas question de cela, dit-il, parlons d'autre chose. » Le prévôt ne pouvait insister; pourtant sa ferveur, sa voix affectueuse avaient touché le vieillard qui soupira : — « Si je ne suis pas au bon chemin, je prie Dieu tous les jours que, par sa miséricorde, il luy plaise de m'y remettre. » ^ Elt ce fut tout ce que François, ce jour-là^ put obtenir; mais comme ces messieurs se retiraient.

* G. I, 180; C. 191. — 2 Oa. 3 juillet. —' G. I, 182.

Bèze les suivit dans l'antichambre pour prendre et serrer la main du prévôt.

Plus tard, à une date qu'on ignore, celui-ci fit près de lui une troisième tentative et lui parla tout carrément. Le pape, dans son ardent désir de réconciliation \ l'avait chargé d'offrir à M. de Bèze une rente de quatre mille écus d'or, en balance de ses biens confisqués par Genève, s'il se fut converti. De ce dernier dialogue entre les deux grands maîtres de la controverse, on ne sait presque rien. François avait un rôle épineux, et l'obéissance au Saint-Siège dut ce jour-là lui sembler pénible. Son ardent plaidoyer, ses instances affectueuses furent inutiles. Dès lors tout espoir était perdu. Les longues visites de cet étranger étonnaient les serviteurs de Bèze; ils en parlèrent aux amis du ministre; ceux-ci « entrans en soupçon, baillèrent des gardes » à leur chef et François navré ne songea plus à le revoir.

Mais de cet échec, ses succès en Chablais purent le consoler. L'abondance des conversions dépassait de bien loin ses forces. C'était comme un pré à la fonte des neiges. D'abord, on y voit à peine, çà et là, quelques maigres fleurs; et puis brusquement partout à la fois mille boutons qu'on n'apercevait pas s'épanouissent.

François, pour augmenter cette immense récolte, ne négligeait rien; il servait ses néophytes au corps et à l'âme; il appelait à l'aide ses souvenirs de droit, se faisait avocat consultant; on lui soumettait les noises et procès 2; il écoutait les doléances, pesait le pour et le contre, expliquait patiemment la conduite à suivre. Sa science des armes lui servait aussi : on l'avertit un jour que deux gentilshommes « escrimoyent à espées nues »; il accourut; et ne pouvant se faire entendre, il se jeta

1 G. I, 184. C. 193. — 2 Ha. I, 253.

\:t ses amitiks I I I

sur (uix v.l les désannn '. yii(;ll(; stupeur! iMiis, i(;{)nîuaul, les façous d'un pidLro, il leur j)arla de telle sorte qu'ils se fir(Mil, l'un à l'autre, des excuses 2. Cet homuie universel utilisait encore des notions de médecine usuelle, acquises peut-être à Padoue, et conseillait les malades. Mais surtout les disputes privées sur des points de controverse lui prenaient un temps énorme. Jamais il n'en parut lassé.

Il y eut une femme têtue et loquace qui, trouvant plaisir à le voir, l'abordait chaque jour pour lui dire ses griefs contre le papisme; chaque jour, il l'accueillit aimablement. Enfin, à force de patience, il rompit toutes ses résistances sauf une :, le célibat des prêtres lui semblait une loi inhumaine, inexcusable; sur ce point elle était sûre de ne jamais se rendre ^. Un jour que pour la centième fois, elle venait le lui répéter, il la prévint doucement : — « Venés, ma bonne dame... Respondés moy un peu... Le moyen que je pusse vaguer à toutes vos petites difficultés si j'avois femme et enfants? )) Elle resta interloquée. Sur ce trait de lumière, elle réfléchit longuement, et enfin elle abjura.

Mais Tordre de Saint-Maurice par sa lésinerie retardait tout *. Durant l'année 97, sur les six pensions de cures dont il avait la charge, il n'en fournit que trois à grand'peine. Son Altesse, de nouveau, semblait oublier le Ghablais. François avait demandé huit prédicateurs; il en vit venir un seul, à l'époque de la Pentecôte, le Père Esprit, celui qui naguère avait parlé de lui au Pape^; et au bout de quelques jours, ses supérieurs le rappelèrent vers une autre mission.

Il ne semble pas que ce fût une grande perte, c^r il

1 G. I, 182. — 2 N. 109. — 3 C. 177. — « A. XT, 319. — ^ A. XI,.280, 286. — Ha. I, 247.

avait plus de science que de tact : « Il estoit allé ouyr le ministre Viret qui preschoit en un temple proche de la ville; et la presche estant achevée, il se hazarda de luy demander la raison de son dire ^ Le ministre se mit à lascher plusieurs aigres parolles contre le père; et cesluy-ci parloit aussi hautement )>. La foule des Calvinistes les entoura; on s'indignait contre le capucin; on le traitait de « masque », on commençait à lui jeter des pierres. Heureusement François apparut qui, en quelques mots, rétablit le calme; l'un des plus exaltés emmena de force Viret tant on craignait que le prévôt ne l'attaquât en dispute; et celui-ci dit à son ami de « traicter plus doucement une autre fois )>.

D'ailleurs les catholiques reprochaient au prévôt de pécher par excès contraire. Un dimanche de juillet 97, au sortir de Saint-Hippolyte, comme il venait de commenter ces mots : ^ « Si quelqu'un te frappe à la joue droite, offre-lui l'autre », un calviniste l'arrêta violemment et lui dit : — « Si je te baillois maintenant un soufflet, tournerois-tu la joue à fm que je t'en baillasse un autre? » Autour d'eux, chacun s'arrêta. François répondit doucement : — « Mon ami, je sçay bien ce que je devrois faire; mais je ne sçay ce que je ferois, car je suys plein de misère. D'ailleurs, vous en pouvez faire l'essai. »

Quelques amis le blâmèrent de parler ainsi. On eût voulu qu'il sût dire çà et là quelques mots « à la vinaigrette » ^. A. cela il répondait : — « Je vous asseure qu'oncques je ne me suis seruy de répliques piquantes qu'il ne m'en soit après repenti *. Les hommes font plus par amour et charité que par sévérité et rigueur. »

Les paroles « piquantes » de François de Sales furent en effet si rares, que l'histoire en cite une seule. C'était vers cette époque, dans une instruction publique; par-

' G. I, 197; Bb. III, 107. — ^ O. 105. — » C. 166. — * G. I, 198.

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lani (le (!al\in, il osa diic : « (Ui puais »> '. lin ce si<M;l(î viol(Mil,, où l(\s oi'aU^urs caLliolicjucs cl piolcsl .iiils s'ac- €al)lai(Mil d'injures, iik'mih* eu chaire, c'élail là iiiir expression usuelle. Mais dans la bouche du doux François, elle parut si extraordinaire que les auditeurs firent brusquement le signe de la croix, comme poui* nu blasphème.

» G. I. lî)9. — C. 197. — B. IX.

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