A. XIII, 199. — 2 G. I, 416. — 3 G. I
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béni ! s'écria-l-il; jo dois être Loul spii'iliKîl, puisqu (jji ni'osto tout mon toniporcl ! w^ L'un dos séria(,f;urs lui (V.rivit dos iFi jures; il répondit fermonuînl. (pi'on manqua iL à son titre d'évéqu(^; mais, il n'en fit pas moins bon visage cl ces étranges magistrats qui avaient imploré l'bonneur de ses prédications. Finalement, ces messieurs lui firent des excuses; et François, pour seule vengeance, reçut chanoine en son chapitre un neveu du plus insolent.
■ A l'automne, quand eut pris fin la visite de son diocèse, Monseigneur s'occupa d'une œuvre toute nouvelle. « La cité d'Anicy estoit habitée d'un grand nombre de docteurs soit théologiens, soit jurisconsultes, soit bien versez en lettres humaines. Il entra dans l'esprit du bien-heureux François, d'instituer une académie. Ce dessein estant proposé fust généralement appreuvé d'un chacun; et parce que les muses fleurissoyent parmy les montagnes de Savoye, il fust treuvé fort à propos de l'appeler : Florimontaine. » Elle avait pour but à la fois d'occuper utilement Messieurs les beaux-esprits, de polir l'instruction des personnes moins doctes, et de fournir à tous une saine distraction ^. Voici quelques points des règlements :
« On affigera à la porte de l'Académie, un billet auquel sera marqué le temps et la matière des leçons. ^
« Le stil de parler ou de lire ne ressentira en point de façon la pédanterie. Les lecteurs tâcheront de tout leur pouvoir d'enseigner bien, beaucoup, et en peu de temps.
« Les auditeurs, s'il y a quelque chose qu'ils n'entendent pas, en feront des interrogats après que la leçon sera faite.
« Tous les académiciens entretiendront un amour mutuel et fraternel.
« Tous iront à qui mieux fera. »