A. XX, 114. — 2 A. XX, 115. -- ^ A. XX
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diro mol, ma 1res chôii; iill<^, (juc vosLi'c; crr-iir n'appiiMiiKi petit à pc^tit à ino (l(îs-ayiri(;r, et c(M*t(;s je ne le voiidiois pas, car il me semble que la chère amitié (jikî vous avés eiie pour moy n'ayant j)ris ni [xui prendr(; sour(;<î que (l<; la volonté de Dieu, il ne la faut pas laisser périr; (ît ({uaiit à celle que Dieu m'a donnée pour vostre anu;, je; la tiens tousjours vive et impérissable; en mon cœur ^
« Or sus, puisque la méthode de ce tems porte que c'est au Père de commencer et recommencer l'entretien et le sacré commerce de l'affection, dites tout ce que vous voudrés, ma chère fille, mais en effet vous avés tort. Ma lettre n'estoit certes point si amère qu'une douce fdle ne l'eust addoucie; elle estoit toute pleine d'une paternelle confiance. Et je veux bien qu'il y eust de la rusticité, mais faut-il se despiter pour cela? Vous sçavés bien le pais où vous m'avés pris : devés-vous attendre des fruits délicats d'une arbre des montaignes, et encor d'un si pauvre arbre comme moy? Oh ! bien, ne me soyés plus que ce qu'il vous plaira; moy, je seray tous-jours vostre, mais je dis tout à fait, et si je ne puis autre chose, je ne cesseray point de le témoigner devant Dieu es saintz Sacrifices. »
On ignore la réponse de M"^^ des Gouffîers; peut-être n'avait-elle pas reçu cette seconde lettre de Monseigneur quand M"^^ de Chantai, quinze jours plus tard, écrivit à la sœur de Bréchard : — « Elle nous a dit adieu pour jamais; faites prier pour elle, et n'en parlez qu'avec honneur et témoignages d'affection... »
Peu après cette rupture, M"^^ des Gouffiers tomba malade 2.
François avait écrit à M^^ de Chantai : « 0 pleust à Dieu que jamais elle ne fust partie d'icy ! Dieu eust bien treuvé d'autres moyens d'ériger la mayson de Moulins