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d'école, il s'indigne contre l'ignorance grossière de cette populalion, et il cite doctement un édit de Constantin : De professoribiis et meilicis, et les Pandectes : De muneribus et honoribus^.
Ça et là, dans ces lettres, il y a du faux goût. Le jeune François de Sales ne se contente pas d'avoir de l'esprit ; il cherche à en avoir. Il a écrit plusieurs fois, dit-il dans une lettre de Padoue à un de ses amis, sans obtenir de réponse ; alors, il a cessé d'écrire, mais il n'a pas cessé de s'informer de son and, avec la crainte d'apprendre de mauvaises nouvelles. « Donc, lui écrit-il en latin, quoique vous m'aimiez beaucoup, ne donnez plus lieu à ces craintes ; quoique ces craintes semblent au premier abord avoir été engendrées par l'amour, cependant, insensiblement et par de petits progrès, elles en arrivent, avec le temps, à tuer leur propre père {genitorem ipsummet suam ïnterimunt) ''. » Boilcau dirait :
Laissons â l'Italie
De tous ces faux Lriilanta l'éclataDte folié.
Saint François de Sales n'est-îl pas d'ailleurs un peu italien? Voici qui est plus grave. Il parle d'un condisciple de Padoue qu'il appelle « bonu/n, prudentem, ac supra aetatem phUosophum javenem n; ce jeune philosophe si précoce est de petite taille, chétif et malingre, >t il vient d'être malade de la pierre : « Ce qu'il y a à regretter seulement chez lui, dit François de Sales, c'est que son âme si haute el si belle ail rencontré un corps indigne d'elle » ; et il ajoute : « sed calcula generando pessime aptam (lapi~ dem philosophicum a générante nominurim), mais fort propre à engendrer la pierre (que j'appellerais ici la pierre philosophale) ^. »
Ces quelques lettres nous fonl vivement regretter la