Id.r.p. II
exceplé quand il Faut les révéler pour rendre service affl prochain. « En quoy elle ressemble a cet arbre des isles dœ Tylos lequel de nuit resserre et lient closes ses belles fleurn incarnates et ne les ouvre qu'an soleil levant ' ». L'arbre,^ c'est l'Iiumilité; les fleurs, closes de nuit, ce sont lesï vertus; le soleil, c'est la charité. El pourtant les vertus" n'appartiennent pas à l'humilité comme les fleurs appartiennent à l'arbre, et l'humilité est uneveitu, au même litre que les autres, et la charité, vertu du dedans comme, l'humilité et les autres vertuSj n'a rien de commun ave< le soleil dont l'action s'exerce du dehors. — « La cress&f relie, criant et regardant les oyseaux de proye, les espouvante par une propriété et vertu secrette : c'est pourquoy les colombes l'ayment sur tous les autres oyseaux et vivent en assurance auprès d'icelle; ainsy l'humilité repoussa Salhan, et conserve en nous les grâces et dons du SainB Esprit... )) -. Mais l'humilité, par cela même qu'elle l'humilité, ne crie pas de manière à effrayer l'ennemi, de plus, elle n'est pas étrangère aux « grâces et dons », comme la cresserelle est étrangère aux colombes; elle ( de inâine espèce. — On pourrait citer bien d'autres com paraisons aussi défectueuses, c'est-à-dire aussi artificielles ^ la ligresse (p. lo), les alcyons (p. i8^), le peintre Parrhasius (p. i88), les chèvres {p. aoij), la morsure du serpent (p. 210), la salamandre (p. 2i5), les perdrix de Paphia gonie (p. 258), etc. Ici, le désir de plaire l'emporte 1 beaucoup sur le désir d'être utile. Ces comparaisons, ausd éloignées que les autres de la nature telle que nous la connaissons, spnt vraiment trop étrangères au sujet auquel on les applique du dehors, malgré elles,
Dans le Traité de Pamour de Dieu, ouvrage beancouâ plus considérable, nous retrouvons un grand nombre dm comparaisons du même genre que celles de V Introdactioljl
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