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HUMANISME ET écRlTS FRANÇAIS lf)3
à la vie déuote, et quelques-unes de ceWesAeV Introduction, appliquées à d'autres objets. Pline y est cité ou nommé plus de trente fois.
C'est la même nature extraordinaire, c'est la même naïveté apparente, il faut en prendre son parti. Mais, si on fait abstraction, ici encore, de la vérité de ces histoires, il y a progrès de Vlntrodaciion à la oïe dévoie au Traité de Famoiir de Dieu pour l'exacliliide des comparaisons qui en sont tirées, François de Sales les fait entrer avec beaucoup moins d'artifice dans sa composition. Il s'en faut de très peu qu'elles ne soient toutes parfaitement appropriées ou adaptées à l'idée abstraite que l'auteur veut exprimer vivement et comme peindre à l'imagination. (Ju'il nous soit permis d'en rappeler les principales, au risque d'ennuyer un peu par une sèche énuméralîon. Les rubis d'Ethiopie ont « un feu fort blafastre » naturellement, mais ils éclatent dans le vinaigre, comme l'amour de Dieu détrempé dans l'aiffreur de !a pénitence '. L' herbe dodeca~ theos est une panacée qui contient, comme Dieu, en une perfection toutes les perfections^. Une branche AeVagnas castiis a empesche de lassitude » le voyag'eur qui la porte comme fait la croix pour le chrétien^. L'épine aspalalas, touchée par l'arc-en-ciel, devient plus odorante que les lis; ainsi nos misères touchées par la rédemption*, h' herbe aproxis s'enflamme à l'aspect du feu, comme l'âme à l'aspect de Dicu^. Etc. — Les apodes, une fois à terre, ne peuvent reprendre leur vol sans le secours du vent, comme l'âme ne peut prendre le sien sans le secours de la grâce ^. Les caméléons vivent dans l'air et de l'air, comme ceux