‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 105 sur 115 · Id., p · texte numérisé non relu

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UUMAK1SME ET ECRITS FIIAN^^AIS

pour la ciiose aymee; il est sans mot/son, parce qu'il fait sorlir l'ame de son domicile pour suivre tousjours celuy (|ui est aimé; il est chetij\ pasle, maigre et desfail, parce qu'il fait perdre le sommeil, le boire et le manger... '». Esl-ce le hasard '? Est-ce un parti pris de l'auteur? Nous ne trouvons plus ici de citations de poètes latins, comme nous en avons trouvé, en assez grand nomhre, dans les sermons. Ne lui a-l-il pas semblé que c'eût été un ornement trop profane, cV que, dans un traité de philosophie et Uiéolog'îe mystique, c'étaient surtout les philosophes el les moralistes qu'il fallait mettre à contribution?

Ces philosophes el ces moralistes anciens sont pour lui des lémoiijs autorisés de la sagesse des siècles. 11 pense que nul n'a mieux exprimé certaines vérités de tous les temps. Sans doule, il voit el seul les limites de leur sagesse et de leurs vertus. Un chapitre est intitulé : a Digression sur l'imperfection des vertus des païens ^. w 11 y fait observer, en étendant à tous les païens ce que Plularque dit des stoïciens, que ceux qui se disent exempts des passions iiumaines, rassemblent à ces navires qui portent « des noms fort illustres, qui s'appellent « Victoire », ou « Vaillance », ou B Soleil », et qui n'en sont pas moins sujets «aux vents el aux vagues ^. n 11 s'y moque particulièrement, en termes très vifs, de Sénèque lég"uant en mourant à ses amis, comme ce qu'il avait de plus précieux, « rimag;e de sa vie ; n i! trouve « les abbois de cet homme », « puans de vanité '. » Il critique donCj ma'is il admire aussi, il admire surtout. 11 parle avec un enlliousiasme qui n'a rien de factice de ces grands esprits ^, de ces grands philosophes, Socrate, Platon, Arislote, Hlppocrate, Sénèque, Épictète",

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