‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 106 sur 115 · T. IT, p · texte numérisé non relu

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e. Id., p. 80.

(1 qui conneurenl sï excellemment tant de belles vérités ed la nature ' h. « Certes, toutes les voluptés ne leur estoyerf rien en comparayson de leur bien aymee philosophie, £ s'en est treuvé tel qui, de sens rassis, s'est arraché Ici yeux, se privant pour jamais de la jouissance de la belta et agréable lumière corporelle -. >i 11 nomme avec uoi admiration particulière « le grand ArisloLe ^. » En comparant aux autres philosophes anciens, il l'appeli» pour le blâmer, il est vrai, sur un point de doctrine plus grand cerveau d'entre eux *. » li nomme Epiclète avec une vive sympathie. Il le loue d'avoir si bien parlé de la vertu, d'avoir donné une si haute idée de l'âme humaine: « Et quant au sage Epictete, il décrit s! bien la reprehension que nous devons prattiquer envers nous mesmeSj qu'on ne sçauroit presque mieux dire ^. » Il l'appelle « le bonhomme Epictete "a, « le pauvre bonhomme Epictetc, duquel les propos et sentences sont si douces à lire en noslre langue ' » ; il l'appelle « le plus homme de bien de tout le paganisme *. ><

Les auteurs païens contribuent aussi, pour leur part, à la savante composition du Traité de l'amour de Dîeuy et y ajoutent, pour les lecteurs contemporains de saint François de Sales et pour nous aussi, qui pourtant n'avons plus leurs goûts, beaucoup d'agrément et même d'utilité. Jamais l'humanisme de cet écrivain français n'a été, non seulement plus fervent, mais plus sérieux et plus sohde que dans ie T-raitè de l'amour de Dieu. C'est l'ouvrage qui montre le mieux que tout ce qu'il avait pris à

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