‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 107 sur 115 · Id., p. SI · texte numérisé non relu

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l'anliquîté, il Vaconoerli, pour employer un moldeJoachim du Bellay, « en sang et en nourrilure. » C'est l'ouvrage le plus savamment composé el le mieux écrit de saint François de Sales, el il nous prouve en particulier que l'humanisme de saint Fran(;ois de Sales s'est perfectionné avec son goût.

M. Strowski, parlant des Conlroeerses, si remarquables déjà par l'élégance el le tour moderne de la langue et du style, et du travail soigneux et minutieux dont témoignent les diverses leçons de bien des phrases du manuscrit, dit que saint François de Sales devait ce souci du styJe élégant « à son éducation d'humaniste' ». Ce même souci d humaniste, amoureux de la forme, curieux du détail jusqu'au scrupule, nous l'avons remarqué plusieurs fois en comparant diverses leçons d'un texte latin de saint François de Sales ; nous l'avons trouvé pour la première fois dans les lettres à Antoine Favre, contemporaines des Controverses. On se ferait ta plus fausse idée de saint François de Sales, si on se le représentait comme un écrivain d'inspiration, qui s'abandonne et se néglige. Ni ses ouvrages latins, sauf peut-être les sermons rédigés pour lui seul, ni ses ouvrages français ne donnent de lui cette idée. Son abondance est très précise, sa verve surveillée d'aussi près que possible. Un génie patient et laborieux qui sait le prix d'une phrase bien faîte, voilà comment il faut se le représenter, en français comme en latin.

N'est-ce pas à son éducation tthnmaniste^ à ses habitudes d'humaniste, qu'il faut attribuer cette connaissance exacte du sens des mots, celte pureté de langage qui est un de ses grands mérites coiAnie écrivain el cçmme orateur?

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