CONCLUSION
Les lettres de la jeunesse, la première harang-ue latine, les lettres de l'épïscopat nous ont fait connaître un peu i'ârae de l'étudiant de Paris et de Padoue, du jeune missionnaire du Chablais, du jeune prévôt de Saint- Pierre de Genève, l'âme de l'évêque de Genève. Surtout, elles nous ont permis de voir en lui, de très près, un homme « des dernières g-énéralions du XVI" siècle ' », élevé dans le culte de l'antiquité classique comme on ne l'était plus au XVIP siècle, comme aucun des écrivains ou orateurs ecclésiastiques qui ont un nom dans la littérature du XVII^ siècle ne Fa été. Nous avons pu juger, par ses résultats, de ce « vif amour des choses de l'esprit ' », du latin, des belles périodes latines, des beaux vers anciens qu'il se rappelle et cite à propos, surtout de ce soin de la forme achevée, qu'il tenait de son « éducation séculière et humaniste '. » Nous comprenons mieux maintenant que, dans sa harangue de nouveau docteur k ses maîtres de Padoue *, il ait dit, en parlant de « cesle eschole de Paris, tant renommée mère des bonnes lettres » : « En