Id., p
t. CoHBervâe par CbarJes-Auguete de Sales, t. h pp. 40 et iuiv.
CONCI,USION
ceste universilé, j'ay premièrement esludié les leltra! humaines avec le plus de diligence qu'il m'esloit possible. » Etudiant à Padoue, il ne dut pas négliger ces « bonnes lettres », qu'il nomme avec tant d'amour ; il dut leur faire une place, entre ses études de droit et ses études de tliéoiog-ie, dans la patrie de Tite-Live, non loin du berceau d^ Virg-ile, sur ce sol italien, l'une des deux patries dfl l'humanisme, où avait commencé la Renaissance.
Parmi les humanistes du XVI' siècle, il y eut des érudila et des savants, d'une curiosité scientifique insatiable^ l'âge en était passé au temps où naquit saint François de* Sales ; il y eut des humanistes « amoureux surtout de la forme ' » : Saint François de Sales fut plutôt de ceux-ci, sauf peul-étre dans le Traité de l'amour de Dieu où il raet^ à contribution la sagesse antique, tout comme la scieno des écrivains mystiques qui l'ont précédé. Il fut latiniste plutôt qu'helléniste, et bel esprit plutôt qu'érudil.
Nous avons découvert, à sa source, une veine dej subtilité^ de raffînemenl, de mauvais goût, que noix retrouvons d'ailleurs dans tout ce qu'il a écrit, lettresfl sermons, Introduclion à la oie dévote, Traité de TA moar de Dieu. Cette « charmante mièvrerie * » nous fait souvenir un peu du genre maniéré et faux qui régnait à la cour des Valois à la fin du XVI" siècle ; elle nous fait souvenir aussi que ce jeune homme, né tout près de Tllalie, avait achevé ses études à Padoue, et que peut-être il avaî subi dès lors l'influence de l'afféterie italienne.
Latiniste, familier de bonne heure avec la langue qui était pour lui comme une seconde langue maternelle^J
1, Histoire de la langue el de la liiiéralure frayii^-aige. .., chap. I, par L. Petit de JDlleville, p. 1S.
2. R. Douuic, Let Lellres de saint Fra)u;oi» de Ssles, Revue dea Oeai MoDdaB, 15 octobre 1906, p. 924.