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santé du premier volume des lettres de l'édition Mackey; elle comprend quarante-quatre lettres de saint François de Sales à Antoine Favre, toutes latines, sauf un fragment de billet et un billet en français, dont ving;t-huit étaicul inédiles avant l'édition Mackey, ving-t-quatre lettres latines et dix lettres françaises d'Antoine Favre à saint Fran^;ois de Sales. Ce commerce littéraire commence en Juillet et août iBgS et dure jusqu'au si mai 1597. Les deux amis vont Être réunis désormais pendant plusieurs années ; Favre, devenu président du Genevois,- tout en conservant sa dig:nilé de sénateur de Chambéry, quitte Chambéry pour Annecy : « Appreslez-vous, écrit-il à cette époque à François de Sales,.., d'estre le président du président et de rabbatlre trois ou qualtre heures tous tes jours de vostre plus sérieuse estude '. » — « Dieu soit loué que nous voila tous deux a \'ega\ contens et en beau chemin de jouir, s'il plait a Dieu, a long:ues années de ceste mutuelle et incomparable amitié ^. »
Relevons d'abord dans ces lettres ce qui touche à la biogra[)hie de saint François de Sales.
Le sénateur Favre aurait bien voulu faire de François de Sales, déjà avocat à Chambéry, un sénateur de Savoie comme lui. François, pressenti, a déclaré qu'il demanderait à la théologie la permission de revenir à la jurisprudence, délaissée depuis la fin de ses études de droit, c'est-à-dire depuis deux ans ; et Favre plaide éloquemment en faveur de la jurisprudence contre les exigences exclusives de la théologie ^. La charge de sénateur n'est pas incompatible