Ibid., p
îtobre 1651, id., p. ilO.
JEUNESSE riUMANISTK DE SAINT FRANÇOIS OK SALES 13
obliger à partir ; mais il n'y arriveront pas {at apad nos contra) ' ». Favre le féiicilait, l'encoura§:eait, en lui parlanl de la gloire qui suivrait cet admirable effort, comme un humaniste, d'esprit païen, félicilerait et encouragerait un conquérant-. Mais dès le lo octobre, dans la lettre même où nous trouvons ces félicitations exagérées, Favre déclare qu'il va aviser, dans la semaine suivante, aux moyens de rendre Frani,'ois à son père et à tous les siens^. Il est encore question de ce rappel dans une lettre du Si octobre. Dans une conférence entre M . de Boisy et l'évêque de Genève à laquelle Favre assistait, « il a été décidé, écrit Favre, d'un commtm accord par vos deux pères (iitriusque parenlis volts), qu'on vous donnerait un successeur* n.
Ce projet de rappel n'eut pas de suite. François n'était pas homme à quitter si facilement la partie. Il persista. Il dut d'ailleurs se contenter de peu: «Je commence aujourd'huy a prescher l'avent a quatre ou cinq petites personnes, écrit-il en français de Thonon, le 27 novembre iSg^ ; tout le reste ignore malheureusement que veut dire avenl''». Ajoutons à cela quelques lignes d'une lettre au P. Fossevin, do commencement d'avril iSgS : « Monsieur le sénateur Favre, mon frère, vous aura bien dicL, a ce que je voys, comme je suys venu en ce païs, voyci desja le sepliesme raoys. Kl toutefois, ayant presché en ceste ville ordinairement toutes les festes, et bien souvent encor parmi la semayne, je n'ay jamays esté oiiy des huguenotz que de troys ou quatre qui sont venus au sermon quatre ou cinq fois, sinon a cachetés, par les portes et fenestres, ou ilz viennent presque tousjours, et les principaux*». Le