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JKUNESSU HUMANISTE DE SAINT FltANOOlS DE SALES
2 novembre i5;(/(, il écrit à Favi
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(■ des affaires de Tlio
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d'entre eux, n mon très cher frère, m'ont rendu un service tel que rien ne peut m'inspirer ni plus de joie ni plus de reconnaissance; ils ont déjà relâché quelque chose de la loi qu'ils s'étaient faitej non seulement de ne me rendre ancun service, mais même de ne pas me parler. Bon augure sans nul doute, si, selon un vieux proverbe, il faut juger du tout par une partie». Qu'esl-ce donc que ce service signalé, qu'à dessein il ne dit pas tout de suite, pour piquer la curiosité de Favre et la nôtre? « C'est que certains habitants de Thonon m'ont apporté une lettre de vous ; et rien ne pouvait mieux que ce présent relever mon courage à leur égard ' ». Est-ce là tout ? C'est bien peu, et Favre ne manque pas de le lui dire : «Je triomphais déjà en moi-même, mon très cher frère, et m'apprêtais à Iriomphcr extérieurement des habilants de Thonon, en lisant la première de vos lettres où vous disiez que vous aviez reçu d'eux un grand service ; mais quand j'ai vu, en lisant le reste, ce que vous voulez dire..., j'ai compris ce qu'il est permis d'espérer de leurs sentiments et de leurs idées, puisqu'une bagatelle, un rien semble devoir être regardé comme une grande affaire*».
François continua de se contenter de peu, en espérant que « la pluie de la parole divine, comme il dit, porterait de jour en jour des fruits plus abondants^». Fàvre, qui s'était montré favorable au rappel de son ami, ne pouvait s'empêcher d'admirer son héro'ûiue persévérance. Dans une lettre du 25 novembre i594i il dit que le bruit a couru que François était revenu du Chablais à Annecy, mais qu'il n'a pu ajouter foi à ce bruit: « 11 me revenait à l'esprit quelque chose que je rne souvenais d'avoir lu dans