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24 JEUNESSE HUMA.MHTE DE SAr>T FRANÇOIS DE SALES
artistes distingués (ul ex ejiis officina ingenui nane\ giiidem li/rones, subinde fabri nobilisstmi prndealis^) ».
Ces amis ont le désir de plaire, et, pour se plaire, de, rivaliser d'ôlég-ance dans la composition de leurs lettres. Ils ne se contentent pas de travailler à les rendre très élégantes, ils le disent ; de leur propre aveu, c'est un de leui principaux soucis en écrivant, souci d'humanistes amoureuX' de la forme et de la gloire de bien écrire. François avouehumblement que ses lettres ne répondent pas aux lettres sï agréables el si bien tournées de Favre [qaamois meae minus lersae lUterae j acandisslmis et elegantissimis quas dedisti non respondeanl) '"'. « Vous me laissez très loia derrière vous pour l'élégance du style», dit-il ailleurs *. Fabre lui a dit dans une lettre qu'il est plus facile de répondre que de provoquer une réponse. Ce n'est pas vrai, quand celui à qui on doit répondre est un artiste comme. Favre ; « J'ai mon esprit si ébloui par l'éclat de votre politesse à^ esprit (humanilatis luae) que j'ai désespéré d'y, répondre. C'est ainsi que l'on fait prononcer à Apollon de»! oracles d'une telle finesse que s'il avait lui-même pos questions, il eût été au-dessus des forces de l'esprit humaïai de lui répondre *. » Favre, de son côté, loue les lettre: de son ami, u lettres tout à fait cicéronîennes, dw. moins, puisque vous ne voulez pas que* je les appellci athéoiennes ^. »
Ce sont, en effet, des lettres « curieusement travaillées Nous n'avons que les minutes, les brouillons de saint' François de Sales. Car il faisait un brouillon d'abord, et ce brouillon porte la trace matérielle d'un travail très appliqué; les ratures n'y manquent pas ; on y trouve plusieurs