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30 JEUNtfSSe tlUMANISTB DE SAINT FRANÇOIS DE SALS
me faites espf^rer, écrit-il avant ce miînrie carême, que noai passerons ensemble le carnaval prochain, cet espoir ■ celte atlcnte me causent une telle joie qu'il n'est personm à qui la nourriture de carême inspire un dégoût si grandfl qu'il désire les t'êtes de Pâques plus que moi le carnaval ' »a Un autre jour, il écrit une lettre de recommandation à soM ami, et, après l'avoir écrite, il dit qu'il était à peine obligé de l'écrire, l'union entre leurs deux dmes élant telle qu'il suffirait presque à son avis de penser avec plus de force ce qu'il pense, pour le communiquer de loin et sans inteita médiaire à son ami ; puis il se ravise encore et ajoute | « mais voici qui détruit cette supposition : à ce comple. vous devriez pouvoir assister de loin à ces petites prédications du CItablals (meis exhorialiunculls inleresse) que vous désirez si vivement entendre, puisque je les prononce avec une très grande force et une très grande allenlion ^ ». La plus parfaite unité règne entre eux; mais quelle étrange manière de parler de celte unité ! Favre, en annonçant la naissance d'un de ses enfants, veut-il dire à François qu'il l'avait souhaité pour parrain de cet enfant? il le lui dit, en opposant ainsi les deux mois : « paler » et « compater » : c< Optabam mirabiliter ut si pater videri noiles, ne mullorum qui noslram illam miriTicam unitatem minus norunt animos ofl'enderes, compater sallem esses * », Veut-il dire à son ami qu'il sera mieux au châlcau de Sales pour achever et publier un traité de théologie polémique?* il compare cette publication à une délivrance et il développe avec complaisance cette comparaison, d'où même la déesse Lncina n'est pas absente : « conducet tamcn [ea ingenii tui vis] non parum ad edendura féliciter partum huoc, quam jampridem féliciter parturis ^ ».