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. I.I., pp.
a. Id.,
JBUNESSS aUMANISTB DE SAINT FRANÇOIS DE SALK
A ces letlres de deux humanisips qui s'appliquent à imiter avec trop d'esprit l'aoliquilé, semblent, on le devine, des réminiscences classiques, mais non pas en trop grand nombre, comme on pourrait l'attendre ou le craindre. Ils ne cherchent pas à faire élalag-e de leur érudition. Les auteurs anciens leur sont Familiers ; ils les aiment, cela est visible, et ils trouvent, sans cliercher, l'occasion aidant, l'allusion ou le texte qui ornera leur propre pensée ou servira à la mieux exprimer.
C'est Virgile qui aide Favre à dire qu'il n'oubliera paS une recommandation de François de Sales et le Manet alla mentfi repostum... devient: « commendatîonis luae memoriam apud me nianere ai(a mente repostam '. » Un mot emprunté à un livre d'Ovide bien peu édifiant : « Cuncta limcmus amantes », sert â François de Sales pour dire qu'il prévient et lève toutes les difficultés qui pourraient s'opposer à une visite de Favre ^. C'est à Ovide qu'il recourt encore pour expliquer ses hésitations et ses angoisses devant cette question : « de rébus noslrls Chablasianis vel proraovendîs vel removendîs n ; doit-il continuer ou abandonner l'entreprise de la conversion du Chablais? Il dit en détournant un mot des Métamorphoses: « Frigida pug-nabanl calldis ^. » C'est par un mot de i'^ndrienne de Térence qu'il demande pardon à Favre de luï écrire des letlres de recommandation : « Sed missa haec jam facio : bona oerba quaeso^. » Martial, Martial luîmi}me, est mis à contribution. On annonce toujours pour demain l'arrivée du duc de Savoie, qui doit ajouter à la persuasion le poids de son autorité ; or ce demain ne vient jamais :
Die inihi, oras Istud, Posthume, quaudo venil ^ ?