S, Pauli, Galat
liSE ttABANGÛÉ LAÏINÊ DE SAlNÏ PaÀNÇÔîS ÔE SALES 45
expliquer, mais pour m'expHquer par icelles, comme plus vénérables et ag'greables aux bonnes ames^ ». Comme ce mol est d^jà vrai, appliqué à ce tlrscours 1 Ce n'est pas une explication des sens de l'Ecriture qu'il t'ait; c'est une adaptation, subtde souvent, de l'Ecrilure à son propre sens. Il traite les textes sacrés comme les textes profanes. Il s'en sert pour instruire, mais surtout pour plaire, pour donner à sa parole humaine la couleur et l'ag'rément du divin. Cette méthode,, nous la retrouverons plus tard, dans TtHude de ses sermons latins.
Il fait plus, et voici une autre tendance de son esprit, une autre forme de son art que nous retrouverons aussi plus tard. Est-ce bien d'ailleurs une autre forme et surtout une autre lendance? Nous venons de voir des textes de l'Ecrilure détournés de leur sens propre et prenant un sens métaphorique grâce à un rapprochement habile, à une adaptation ingénieuse. Parfois ces métaphores se transforment en symboles. Il emprunte à l'Ecritureun fait, et sa vive et forte imag-inalion le change en une grande image du présent. Rentrer dans Genève prolestante, c'est pour les chanoines de Saint-Pierre el leur prévôt la reconquérir, c'est en faire le siège, c'est la reprendre d'assaut. Cette idée du siège de Genève éveille chez lui le souvenir du sitge de Bélhulie. Pour assiéger Genève, c'est de celui qui a assiégé Béthulie, c'est d'Holopherne qu'il faut prendre des leçons. Qu'a-t-îl fait? Il a coupé l'aqueduc qui portail les eaux dans la ville; il a fait garder toutes les fontaines; il a torturé les assiégés par la soif; il les a forcés à penser sérieusement à la reddition. C'est nous maintenant qui assiégeons Béthulie, el, par un renversement des situations, c'est fiolopherne qui est enfermé dans la place; c'est nous qui assiégeons Holopberne à notre tour et (jui tentons de reprendre ce qu'il nous a pris. Forçons-le à capituler par la méthode même que nous