Num., XX
UNE BAHANGITB LATINE DE SAINT FBANÇi5ÏSDB SALE8
lire aussi de la Bible, si riche en images de toutes sortes. Mais celle grande imagination symbolique n'est pas ràglée par un goût sévère ; là encore^ il y a trop d'artifice. Dès qu'il a commencé à comparer le siège de Bélhulie avec le siège de Genève, entraîné par les souvenirs bibliques, il va jusqu'au bout de sa comparaison ; le détail s'accommode comme il peut, et parfois par un tour de force, avec son sujet. Cette imagination puissante et souple est aussi singulièrement subtile et arlificielle. Il n'est pas encore maître de son imagination; il ne le sera jamais, il ne voudra jamais l'être (eut à fait. Il la laissera très souvent aller trop librement, trop capricieusement, au gré de noire goùl classique.
Les lettres à Antoine Favre nous ont montré dans François de Saies un homme d'esprit et même un bel esprit.
Esprit, raison qui Ënement s'exprime.
De cette raison-là, François de Sales en eut beaucoup; il en a mis dans ce discours à demi-profane: c Le grand
Augustin, dit-il, écrivait à Jérôme : « Bien que, selon
les titres honorifiques, l'épiscopat soit supérieur à la simple prêtrise, cependant, à beaucoup d'égards, Augustin est inférieur à Jérôme». Ce mol je l'applique à ma silualion et je dis que toujours je mettrai la prévôté avant le canonicat, mais que je mettrai très humblement François de Sales, ou, ce qui est la même chose, votre prévôt après n'importe quel chanoine». La traduction ne peut rendre la finesse un peu apprêtée de l'original : « Qaod ego ita uobiscum usiirpabo ut Praefectiiram canonicatui semper prae/eram, Franclscurn autem de Saies, siue quod idem est, hune vestrum Praepostfum, caîlibet Canonico demitsissime postponam...* y>. La tâche, dit-il ailleurs, lui sera facile, puisqu'il n'aura nî à punir nî à corriger; « à moins qu'on n'ail par hasard la prétention « d'instruire