APRES LA MISSION DU CHABLÂIS
traité Je Nyon, de i564, est signalé en ces termes qui se comprennent sans efFort : « Adduci lamen non potuerunt [Bernenses] ut omnia quae ceperant redderent, nec ut ea quae restituere parali erant sine injusta conditione dimitlerenl. Quare cura res non ferret ut cum eis armis decerneretur, actum factumque est ut Dux reciperet quatuor illa quae vocant balliajo;ia, Tononense, Terniense, Galliardense et Gaianum, sive GexensCj quae quatuor ex parLibus civitalera Gebennenseni cingunl illlque circumcirca obvolvuntur ; hoc tamen addito pacto, nulla ut in eis calholicae religionis officia celebrarentur ' ». Quoi(|ue ces bailliages rentrent sous la domination du duc de Savoie, le culte protestant continuera d'y être exercé à l'exclusion du culte catholique; ainsi l'exig-enl les Bernois. Le duc Philibert-Emmanuel, en excellent calholi(|ue qu'il était (ut erat opprime faïAo/m/s), supporta cetle clause avec peine, mais il la respecta. « La divine Providence ))j dit François de Sales, « avait destiné le grand honneur » de la faire annuler, non à lui, mais à son fils Cliarles- Emmanuel. En i58g, les Bernois et les Genevois, s'anis~ sont aux Français t malgré la foi des traités s, envahissent de nouveau les Etais du duc de Savoie. Le duc i prend occasion de celle violation de la l'oî jurée pour rendre ces peuples à la foi inviolable s. Alors, eut lieu cetle première entreprise de conversion maladroite, à main armée, que François de Sales résume dans celle phrase beaucoup trop réservée : a Cui tamen operi ne multorum hominum mérita deessent, illud sine mulLis et diulurnis bcllorum laboribus, multoque sparso hinc inde sanguine perfici non potuit ^ ». Il élail bien plus explicite dans une lettre italienne écrite le i5 février i5t)6, au nonce de Turin Riccardt : c Ce pays, par la force des armes, rentra sous la domination de son Altesse... Bon nombre des habitants, plus touchés