LES LA MISSION DU I
de passer des Genevois à la France, a Ce bailliage, lison»** nous dans une lettre en italien du 20 août 1601, a élé occupé jusqu'à présent par les Genevois au nom du roi de France ; mais depuis quinze jours il a été de nouveau soumis à sa couronne et arraché aux mains desdils Genevois ' ». Comme ce bailliag'e passait sous la loi française et qu'il faisait partie du diocèse de Genève^ l'évâque de Genève et François de Sales, son coadjuleur, souhaitaient et demandèrent que les biens ecclésiastiques du bailliage, détenusjusque là par les Genevois, fissent retour à l'évêque de Genève en vertu de (( l'intérim français » *. Le baron de Lux, « lieutenant du roi en Bourgogne », leur donna, au nom du roi, trois paroisses « pour y exercer la religion catholique » et leur « bailla mainlevée » des revenus ecclésiastiques de ces trois paroisses ^. « Nous ne sommes pas contens de si peu, ajoute François de Sales, car nous demandons tout, tant pour l'exercice, qui va premier, que pour les biens; non seulement parce que cela nous accommodera, mais encor plus parce que cela incommodera la religion huguenoltè » '.
L'affaire ne réussit pas auprès du roi comme il l'espérait. Elle était d'une très « délicate conduite et bigearre poursuitle » ". On le lui fit bien voir. Dès le 10 avril, il craignait de s' « en retourner sans autre expédition que d'espérances » ^. On l'amusa par des délais jusqu'au mois de septembre, et il écrivit au pape, à la fin d'octobre, le médiocre résultat de tant de démarches et de neuf mois