APRÈS LA MISSION DU CHABLAIS
minulieusement les variantes, quand bien même les idées ^ à exprimer seraient en soi fort peu de chose.
Il s'agit de féliciter Paul V (anciennement le cardinal Borg^hèse) de son élévation au souverain pontificat. François de Saies avait des raisons de se féliciter de cet avènement ; il avait eu souvent affaire avec le cardinal . Borghèse et avait été très bien accueilli par lui, durant son séjour à Rome, à la fin de 1698 et dans les premiers j mois de iSgg.
Nous avons une minute de celle lettrej plus quelques ' phrases d'une autre minute qui a servi de premier projet. Si l'on compare ces deux projets, on remarque que le j progrès ou le développement ne se fait pas dans le sens i de la simplicité et de la clarté, mais de la complication et | même de l'artifice. François de Sales écrit d'abord: « Paucis verbis, B'"* Pater, sanctitatem tuara alloquar, ne j in lanla gravissimorum negotîorum multiludine...' ». La j pbrase commençait simplement et clairement ; il la remplace par ce début plus solennel et d'une forme plus savante, ce qui ne veut pas dire meilleure : « In tanta totius urbis et orbis laetitia qua Ecclesia calholica de tua
ad summi pontificatus apicem assumptione g-Iorîatur »j
ici des mois biffés ; puis la phrase reprend sans se terminer : i( non possura mihi temperare quin et mei seorsim gaudîi significationem..,. ». La troisième forme de ce début est plus savante el plus compliquée encore ; il est vrai qu'elle • exprime une autre idée : <( In tanta saliilantiuni contentione qui, hoc ponlificalus initio, ad pedes sanctilalis ' tuae venerabundi accesserunt, non debui, credo, meam ingerere tenuitalera, quae elsî obedienlia, fide ac pietate erga beatiludinem luam nulli inferior est, mcritis tamen adeo depressa jacet, ui vîx in comparatione conspïcî ac notarî potuissel^». Cette période, arlislemenl composée