‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 57 sur 115 · là · texte numérisé non relu

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LA PRËOICATtON AUTHENTIQUE ET LE LATIN

des phrases réduites à leur plus grande siniplicîlé ; « Et qui nous a procuré ceste miséricorde? Nostre Seig;neur; car saas \uy, rien. Exemples de l'arbre, de la noblesse, de la vignC) du chef ». — « Neslre lasches aux Sacremens, L'usage d'icenx nécessaire. C'est la communication et application du sang de Nostre Seigneur^ », Ou par des cris: '( sang, sang praetieux^ ». — « Seigneur, Seigneur, mon Dieu, nous fléchissons le genou a vostre sacré nom, nous reconnaissons qu'/V «'y en a point d'autre in qao salvari nos opporleat. C'est le mol du guet pour entrer en paradis' ». Rien de régulier d'ailleurs ni d'uniforme dans la manière de saint François de Sales. Il se livre à l'inspiration du moment. Parfois, même dans un plan de sermon très succinct, il se laisse aller à écrire comme il parlerait ; « Susdonques, debout, o mon ame. Si Dîea t'a tant aymé que pour te laver de les péchés il a envoyé son Fils, regrette, lamente, pleure les pecliés que tu as commis, et désormais n'abandonne jamais un si bon maîstre. Crie luy merci du passé, et pour l'avenir promelz qu'à la première commodité lu te confesseras, et pour n'eslre ingrate feras une vraye vie de poenitence, cheminant outre la journée de contrition, encores par celle de poenitence et satisfaction'^».

Comme la langue latine luj est très familière, qu'elle est, quand on le veut, précise et courte, que quelques mots latins bien choisis suffisent à évoquer en chaire toute une longue méditalîon, saint François de Sales, dès l'année iSg^, emploie quelquefois le latin concurremment avec le français. Nous le trouvons ainsi mêlé au français dans

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