‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 59 sur 115 · J., pp. 126 et · texte numérisé non relu

J., pp. 126 et

la crainle : Lagentïbus et Jlentlbus, dicl saint Marc. C'est grand cas que d'estre séparé de Dieu; on est timide, on perd la force: lelzestoyent les apostres, telle laMag-deleine. Comme un navire emmi l'orag^e et la lempesle, sans noclier ni pilote, s'en va au bris ou le vent le porte, telle estoit cetle pauvre barque sans espérance : Fadas est EpbraXm velat columba sedacta, non habens cor. O je ne voudrois pas que nous fussions sans espérance, mays je voudrois bien que nous pleurassions quand nous perdons Dieu. Le cerf, etc. Mays Nostre Seigneur vient apporter le secours eu ceste place assiégée de crainte : Vîdete manus meas et latus meum. Aves vous besoin de force, voicy mes mains; aves vous besoin de cœur, voicy le mien ; estes vous colombetle, voicy des troas; estes vous des malades, voicy la médecine : Et absorpta est mors in uictoria. Estis captivi, en rcdemplio ; estes vous caplifz, voicy la rachapt. Ah, comme pourrions nous craindre ? Ecce cite venit, prospiciens per cancellos, respiciens per feneslras ' ». Quelle rapidité ! Quelle abondance de senliments et d'images oratoires ! On voil, on sent que saint François de Sales se place en imagination en face de son auditoire et qu'il écrit avec la même ardeur qu'il parlerait; latin, français, il prend au hasard; tout est bon à sa verve.

A la date du i*"^ août i595, nous trouvons, pour la première fois, un plan de sermon, tout entier rédigé en latin ^. Nous en trouvons encore aux dates suivantes : i3 avril 1696 ^, i3 juin i5g6 *, i6 juin i5g6 ^, 20 juin iSgfi *, ... i5q6 ', 2.'} février 1601*. 22 avril 1601^, i5 août

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