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litres, où nous comprenons peu de chose. Donnons-en (]uelques brefs exemples. Un sermon sur l'Évangile du mercredi après le deuxième dimanche de carême, qui rapporte la demande adressée à Jésus par la femme de Zébédée : « Faites asseoir mes deux fils dans voire royaume, l'un à votre droite, l'autre à votre gauche »; finit ainsi ; H Simia humilîtalis ambîtîo. Taurus, avis ininima, bovem iniitalur. Daemocrates. Accius poêla, slatuam. Ânlislhenes cynicus. Arbores folia inverlentes. Caméléon. Agrippina *». Voici la fin d'un sermon pour le premier dimanche de l'A vent : « Abjiciamus opéra tenebrarurn. Tcnebrae : excaecatio, înfideikas, ignorantia. Abjîciamus.iaTa abjecinmsj iterum abjciamus. Dixi: Conjitebor, etc., et tu remisisti impietalem peccati mei. Quoniam iniqaitatem meam ego cot/noscOy et peccatam inenm contra me est semper ^ ». Cilons encore ces quelques lig^nes d'un panégyrique de saint Charles Borromée : « Episcopus ergo Factus est et, cardinalis. Policleli norma. Concilium Tridenlinum, Greg. Naz.: Episcopi sunt piclores virlutis, rei praeclarissimae. Expressif omnes. Abnefjet semelipsiim; ut staluarius. De abdicalione rerura lemporaliuin, voluptatuui omnium, perfectissima. Beati pauperes. Amas me? ter. Diclum Pani-» garolae. Halietus. Parallelum Caroli magni qui arrais et Garoli parvî qui sanclilale^ ». Quelquefois la fin est brusquée; le sermon reste inachevé. « lia reliquî sermonemr imperfectum », écril-il uo jour à la fin d'un sermon *. Même rédigés très brièvement, la plupart de ces sermons lémoignenl d'une sérieuse et, parfois, d'une longue préparation, surtout ceux des stations d'avent et de carême. Signalons en particulier le carême d'Annecy en 1 6og, celui' de Chambéry en itiia, surtout l'avent de Grenoble eoi
Ul PREDICATION AUTHENTIQUE ET LE ULTtH
161G, le carênie de Grenoble en 1617. Même pour un auditoire familier comme celui de ses sœurs de la Visitation, il se prépare très bien. Trois plans de sermons à leur intention (zft décembre i6i3, 2^ décembre i6i4j 6 janvier i6i5), sur quatre qui nous restent, peuvent compter parmi les plus solg'nés.
Sauf exceptiouj il n'abandonne pas au hasard de l'improvisalion et de Finspiration ce qui doit faire le fond de son discours. Il a pour cela une trop liautc idée de la parole de Dieu et de la mission du prédicateur. Quelquefois, il se rappelle, en rédigeant son plan, tel développement qu'il a déjà donné à une idée qui se représente. Il y renvoie avec précision. Nous lisons à la fin d'un sermon sur la piscine probatique: c< Ilinc exivit sanguis et aqua ex latere Christi. Vide egregïuni locum in notis ad vilani Jacob, ubi de osculo Jacob dato Racheli ad puteum * ; » ■dans un sermon sur l'aveugle-né : a Accipienda prima pars sermonis qui habetur fol. ^o. Tune addendum de quaeslione dîscipulorum ^ » ; dans un sermon pour le troisième dimanche de l'avent ; « Pro exordio dicatur Evangelium ; cum autem perveneris ad locura : non suni dignus corrigiam calceamenti solvere, afier interpretalionem Cjrilli et Hîlarïi, folio sequenll, pagina versa posilam ^; m dans un sermon sur la chute de saint Pierre : « Adami et Evae pcccati scalani alibi descripsi, sernione in purificatione *. » Il a même le souci de se renouveler, de ne pas se répéter ; il l'a parfois jusqu'au scrupule. Dans un sermon pour la fête de l'Epiphanie du janvier i6i5, il écrit sur les présents des mages: « (Juod munera praetîosa, auram, thus, mirram. Ut in concione 1O09; paulo tamcn aliter, ut nora videri possit conceptio ^. » A six ans d'intervalle,