Id., p
PLANS LATINS ET SEHMONS RliCUb^lLI
l'a vaut-dernier alinéa, et nous allons voir qui pemenl diffère beaucoup de la préparation.
Sermon autographe (p. iG6).
Philo Judaeus, ut scribit Eusebius, scripsit librum de Vila Conlemplallua seu de Vila Siipplicam, qiios et thérapeutes (id est medicos, curatores), scu cultores inlerpraetatur. Vide Divum Oionisium, c 6 Hier.
Ecclesiast; cultores ibi appeilat etiam moDachos. Itaque monachi, cultores et supplices idem, ora-
le dévelop-
Sermon recueilli (p. 5o).
Les anciens Chreslieos qui estoyent eslevés par Saint Marc l'Evangeliste estoyeut si assidus à l'oraison, que pour cela plusieurs des anciens Pères les surnommèrent les supplians, et d'autres les appellerenl médecins, pai-ce que par le moyen de l'oraison, ils trouvoyent remcde a tous leurs maux. On les nomma tores, oralio, encore moines, parce qu'ils es-
toyeut fort uais ; aussi le uom de moine signiKe-t-il unique.
Dans ces quelques lignes du sermon autographe, il y avait beaucoup d'érudition. L'orateur a-t-il trouvé qu'il y en avait trop et a-l-il simplifié ce qu'il avait préparé par écrit? C'est possible. Il est possible aussi que les religieuses de la Visitation n'aient pas retenu exactement ce qu'elles n'avaient peut-être pas bien saisi. On ne voit pas bien d'ailleurs ce que vient faire, dans cet extrait du sermon recueilli, le mot moines et sa déRnition. On le voit beaucoup mieux dans le sermon autographe. < Ces termes ; moines , adorateurs , suppliants sont synonymes ; ils éveillent tous trois la même idée de prière i. On comprend qu'il dise à des religieuses vouées à la prière, que oie monastique est synonyme de oie de prière.
Presque immédiatement après, dans le sermon recueilli, nous lisons : a Or l'oraison, suivant la plus pari des Pères, n'est autre chose qu'une < eslevation d'esprit aux cboses célestes b ; d'autres disent que c'est une demande ; mais les deux opinions ne se contrarient point, car en cslevant notre esprit à Dieu, nous luy pouvons demander ce i\m\ nous semble estre nécessaire. La principale demande que nous devons faire à Dieu, c'est l'union de nos volontés à
PLANS LATINS ET t
i REfJUEILLlS
la sienne cl la cause finale de l'oraison consiste a ne vouloir I que Dieu'». Ces quelques lignes représenleDl un long! paragraphe du sermon orig-inal, où saint François de f Sales comparait diverses définitions de la prière, prises de saint Bonaventure, de saint Grégoire de Nysse, de saint Chrysostome, de saint Jean Damascène, de saint Augustin, de saint Jérôme, de saint Bernard '. C'était une partie très importante de son discours. La voici presque méconnaissable, dépouillée de son appareil d'érudition et reléguée, on ne sait pourquoi, à la fin du sermon recueilli, comme si l'orateur, se ravisant tout à coup, voulait revenir par un détour à ce qui devait être son sujet principal.
Citons encore, de part et d'autre, un passage important ■ qui peut donner lieu à une comparaison utile. Sermon autographe (p- 1C7). Sermon recueilli (p. 47)"
Noiale hos actus : cogitatio, studium,me(]italio,contemplalio.
Cogitatlo similis muscis, sludium aux haaelhons, meditatioapihus, coDl^mplalio reij^i aputn.
Quatre actions appartiennent J à uotre entendement : la simple | pensée, l'estude, la méditation et 1 la contemplation. La simple pensée est lorsque nous allons courant sur une grande diversité 1 de choses , saus aucune 6n , T comme font les mouches qui se J vont posant sur les fleurs s prétendre tirer aucun suc, ains ^ s'y posent seulement parce qu'eUea.l s'j rencontrent. Aïnsy nosttQ 1 enteudemenl passant d'une pen-F sée à une autre, bien que pensées soyent de Dieu, si elles J n'ont une fin, loin d'estre bonnes, ' elles sont inutiles et nuisibles et | apportent un grand empescbemcnl à l'oraison, — Une autre HCtion de notre entendement est l'estude, el celle cj se faitit