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L'ART DANS UB SBRHOfl» LATINS
pour le perdre. Voilà une image du drame qui se passe peut-être au fond des coascîences, ici, dans celte église d'Annecy où un grand nombre de fidèles se sont confessés el ont communié rècemmenl. Et ce drame, le voîcî en quelques traits: n Qui s est iste Haerodes..,? Satan est... Ecce in boc festo Nativilatis Cliristum suscepîstis. Luxuriosus ilie confessus est et Ghrîslum suscepit, cl ecce Haerodes immillit cogltationem turpem vcl blandttias; ecce Angelas : Fuge, fuge. Alius confessus est se blasphémasse el suscepit puerum; immitil Haerodes; Lude, etc. Videle dum Clirislus adhuc tener est ' ». — Les présents des rois mages lui donnent occasion de peindre, sous un autre aspect, l'Immanilé qui se trompe elle-même, el qui colore, par de beaux prétextes, son manque de générosité. Les mages ont donné ce que l'Arabie leur fournissait. Nous aussi, nous devons donner du nôtre, et maintenant, sans nous soucier de ce que nous donnerions plus lard, ou si nous étions dans une autre condition, f Fili mi, quare non es dévolus ? Ero dévolus in senectute. Deus bone! Quis scil utrum senescas? Alius ; Si essem (^apucinus, honorarem Deum : honora Deum de tua substantia. Si essem dives, darem etc. ; honora Deum de tua paupertate. Si essem doclor, etc. ; honora Deum de tua simplicilale ». Et puis, il faut approprier ses présents à la condition do celui qui doit les recevoir, t Vides Cliristum famelicum, lu das illi preces; vides Chrislum infiimatum, das îlli pecuniam; vides Cliristum affliclum, quid tibi est '^ »? Des peintures dramatiques do ce genre, et il y en a plusieurs dans les sermons latins de saint Framjois de Sales, rappellent ce qu'il y a de plus éloquent dans la manière de Bossuet.
Ces sermons sont une revue ou une satire des défauts