‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 79 sur 115 · I. T. Tin, p · texte numérisé non relu

I. T. Tin, p

Z.'Id.. pp. 40 et 41.

de ses conleniporains, de ses compatriotes, de ses ouailles en particulier.

Parmi ceux tjui viennent à l'église, îl-j en a, hélas I qui s'y tiennent comme dans un lieu profane. Saint François de Sales prêche à Chambéry sur Jésus chassant du temple acheteurs et vendeurs, et tout à coup, il s'écrie: € Sed jaui, expergiscimini, Fratrcs ! Qui angelis non pepercil propler unam malam cogilationera factam in temple, quomodo vobis parcel t'acienïes cachinnos '?... Ego specialiler adjuro vos, ut templis reverentiam hahcatis, vos nobilcs civitate, vos mulieres, etc. Camberiuin est exemplar lolius Sabaudiae ^ s.

Parmi les défauts que sainte Geneviève a méprisés ou ignorés, la vanité féminine est en bon rang. A propos de celte femme, il ne manque pas de parler des femmes de son auditoire. Il cite l'exemple de celles de l'Ancien Testament quij d'après l'Exode, ont sacrifié leurs miroirs pour qu'on eu fil un grand vase d'airain , servant aux cérémonies < du culte. L'occasion esl bonne pour dire aux femmes de son auditoire qu'elles s'enlaidissent et se damnent par vanité : « Ut si les dames darenl hujusraodî spécula aurea et ornata, quibus se tam inaniter aspiciunt ad cerusam et alla unguenta vultibus suis imponenda ^ ». Voilà, en deux • mois, UQ petit tableau digne de La Bruyère. En voici uo autte, digne aussi d'entrer dans le chapitre des femmes, où l'orateur sacré appelle les choses par leur nom avec 1 une liberté qu'on ne connaissait plus à la (in du XVII* siècle. Parlant de Hachel qui, après avoir reçu le baiser j de Jacob, court annoncer à son père Laban l'arrivée de j son parent, il dit: a Prudens puella; ulinam sic facerent I omnes. VobIs blandilur aliquis, stalim renunciate palri [ aul malrt ne decipiamini. Hoc modo, ut libère dicam, non

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