Id.. pp. 43 et
mea accédât ad Deum... » Et ce mouvemeni dure longtemps, sur le màme llièmOj mais cliangeant à cliuquc phrase de vocatif tendre et passionné, comme des litanies ',
On l'a senti déjà dans les exemples que nous venons de citer, l'écueil de cette poésie c'est la subtilité. François de Sales est un poète, maïs un poèlc raffiné, qui aime à l'excès la complexité et la recherclie. Veul-on un autre exemple où ce défaut se montre pleinement ? Rien de plus g-racieux que ce début d'une péroraison sur la Nativité de la Sainte Vierge. « Sed jam recens natam honoremus ejusque cunas celebremus, ut soient celebrari cunae magnonuii quae consperguntur floribus pour souhait et présage (fane vie Jleurissante. Sic et nos qui praesumus atFeramus rosas '^ n. Mais l'orateur entre alors dans le détail le plus minutieux sur le symbolisme des fleurs, roses, lis, soucis, violettes, œillets; rieo n'est plus artificiel et plus faux,
El cela nous amène à parler d'un autre défaut littéraire de ces sermons latins qui n'est qu'une forme de celte môme tendance à la poésie, au symbolisme, au symbolisme raffiné. On a fuit remarquer justement ^ que comme les grands lyriques du XIX"siècle, avant eux et autant qu'eux, il a « le sens du symbole m, qu'il excelle à découvrir des rapports entre les idées et les clioses extérieures. Cela a été dit de l'emploi qu'il fait de la nature dans ses écrits. Cela pourrait èlre dit de l'enqjloi qu'il fait de la Bible dans ses sermons lutins. La Bible estpourlui un immense répertoire d'images et de symboles de toutes sortes. 11 y puise à pleines mains. Il traite la Bible comme la nature, avec cette diiférence que les images et les symboles que lui fournit la Bible ont à ses yeux un caractère plus sacré. Dès le moyen âge, on avait abusé, dans la prédication, des sens figuratifs de l'Ecriture '. Ce défaut existait toujours