‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 84 sur 115 · T. xti, pp. 309 at · texte numérisé non relu

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reproclie à un poète d'en emprunter à la nature. Soil, mais encore faudrait-il que ces comparaisons, ces fig:ures de pensée ou de style, ces allégories poétiques, qui ne se donnent pas comme des inlerprélations authenli(|ucs de la Bible, fussent employées avec discrétion pt qu'elles Fussent simples et claires. Or, elles abondent et surabondent dans les sermons latins, et il s'en faut de beaucoup, très souvent, qu'elles soient simples et claires.

Bien vile, on s'aperçoit que cette imagination |K)étique est une imagination ingénieuse. Après avoir, dans un sermon sur sainte Geneviève, rappelé, d'après l'Exode, que les femmes (|ui veillaient à la porte du Tabernacle offrirent leurs miroirs pour qu'on en fit un vase sacré, il dit: « Or, cerlum est Bealam Genovefam.... hujusujodi spécula non dédisse, quae nunquam babuîl, sed dédit mysticum spéculum' n. Ce miroir mystique, c'est son exemple admirable, dans lequel nous pouvons contempler notre image intérieure. — Les murs de Jéricho tombent au son des trompettes; Josué entre avec son armée; tout est passé au Gl de l'épée, sauf flaab, la courtisane, qui avait accueilli les espions, Jéricho, c'est l'âme du pécheur; les murs, c'est le péché; toutes les mauvaises habitudes sont tuées, u salva Raab, fide, quae excepil exploralores, îd est verba. Meretrïx, qui non fecil liberos fidei, îd est, hona opéra, sed adulterinos, id est mala * n. Kaab, c'est la Foi: elle a reçu les espions, c'est-à-dire le sermon convertisseur; elle est courtisane, parce qu'elle n'a pas enfanté des enfants légitimes, c'est-à-dire de bonnes actions, maïs des enfants adultérins, c'est-â-dirc de mauvaises actions. — La grâce prévenante est une chose diflicilc à expliquer; un symbole tout arlificiei l'expliquera. » Niliil cogitante Rebecca, ecce Klii'zer ad fonleni petit ab ea, etc. Ecce prima introductio, audit nuntïum, audit verbura; deinde

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