Id., pp
sainte » '. Les sermons latins donnent pleinement raison à P. Jacquinet contre l'abbé Lezat. M, Rébeltîau disait, provisoirement, avant que la grande part de ces sermons latins eût élé mise au jour : « Lui aussi, il s'ingénie, sur les faits de l'Ancien el du Nouveau Testament, à « découvrir des gloses » qu'il est difHcili; de trouver « claires et naïves » ^. MCme après l'édilion de ces sermons latins, ce jugement provisoire peut être regardé comme définitif.
Nous avons à étudier maintenant une autre forme de l'art de saint François de Sales dans les sermons latins, l'usage qu'il fait des souvenirs de l'antiquité classique.
Un des graves défauts de la prédication au XV'l' siècle el au commencement du XVIP, fut le mélange excessif et sans discernement du sacré et du profane, l'abus des souvenirs de l'antiquité classique, histoire, poésie ou mythologie, le pédanlisme sous la forme particulière qu'il a revêtue au XVP siècle. II semble que les prédicateurs aient pris pour eux ce que, vers le milieu du XVI" siècle, Joacliim du Bellay disait aux poêles : « Qu'il n'y ait vers où n'apparaisse quelque vestige de rare et antique érudition ». C'était le temps où saint Cyrille, Horace, saint Cyprien, Lucrèce parlaient alternativement, où les poètes étaient de l'auis de saint Augustin et de tous les Pères, où il /allait savoir prodigieusement pour prêcher très mat ^. Dans un sermon sur l'Ascensionj Pierre de Besse, prédicateur du roi, très célèbre sous Henri IV, après avoir