‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 88 sur 115 · A. Leîat, p · texte numérisé non relu

A. Leîat, p

■i. A. LeïAt, pp. 124 et 1!5.

OU allusions à des auteurs anciens, un grand nombre d'écrivains de tout genre, grecs ou latins, sont représentés, des philosophes, Platon, Aristole, Piularque, Epiclèle, Cicéron, Sénèque, des historiens ou des écrivains utiles à l'histoire, Hérodote, Diogène haërce, Tacite, Suétone, Valère Maxime, un naturaliste et un conteur d'une immense érudition, Pline l'Ancien, des poètes, Virgile, Horace, Ovide. Ceux qui sont le plus souvent cités sont Pline l'Ancien, Plutarque, Virgile, Arislole ; mais Pline l'emporte de beaucoup sar tous les autres. Plus de la moitié de ces citations ou allusions viennent de lui. Tous les auteurs anciens ne plaisent pas également à saint François de Sales; ils lui plaisent dans la mesure où ils sont utiles au sermon, et Pline, avec les vingt mille faits qui remplissent son Histoire naturelle, était à cet égard, hors de pair.

tl emprunte à l'antiquité ce qu'il appelle des histoires profanes^. Racontées par les anciens, ces histoires ont plus de prix à ses yeux, plus d'agrément pour ses auditeurs, Après avoir comparé le prophète Nathan, reprochant à David son péché, au chirurgien qui détourne l'attention de son malade et tout à coup perce l'abcès, il ajoute: « Ut ille chirurgus, de que Seneca, I. 3, de Ira, qui tîliam régis..., mammilla lahoranLem, scaipello pcrcussit abdilo inlra spongîam qua aposlema mollire vidcbatur'». — Pour prouver que la prière vocale doit être courte, comparée à l'oraison mentale, il emprunte à Plutarque un exemple. a Uemosthenes, audiens loquaculum : si multum saperes, non multa ioquererîs... Optimus modus orandi est orare paucis ' B, — Dans une page sur la Providence, veut-il montrer combien il se sent inférieur â un tel sujet? il raconte, d'après Pline, que Prologène fit c un colosse

t. Lettre ù Andrrï Frémyc î. T. ïiti. p. 319.

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