‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 93 sur 115 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

I. L'humanUme et la correspondance. — II. L'humanisme et les sermons français. !Le petit nombre de souvenirs de Tantiquité classique dans les sermons de saint François de iSaies, relativement à ceux qui encombrent les sermons des prédicateurs illustres de ce temps. Importance du voyage et du séjour à Paris, de 1602, même au simple point de vue de l'humanisme. — III. L'humanisme et Les Controverses . L*humanisme et la Défense de VEstendart, L'humanisme et les deux grands ouvrages de saint François de Sales. Ce qu'il faut penser de sa crédulité. Les comparaisons empruntées à l'antiquité dans Vlntroduction à la vie dévote, leur nombre, leur qualité ; art et artifice. Les comparaisons empruntées à l'antiquité dans le Traité de l'amour de Diea ; exactitude beaucoup plus grande ; poésie qui en résulte. Un caractère propre au Traité de Vamour de Dieu : la grande part des philosophes et moralistes anciens dans la composition de ce traité. — IV. Le souci de la forme dans les ouvrages français, résultat de son éducation d'humaniste. — La propriété des termes, les rapprochements de mots, les antithèses. — Les latinismes dans les trois ouvrages qui 'marquent trois époques de la langue de saint François de Sales : Les Controverses^ Y Introduction, le Traité de C amour de Dieu; combien le dernier diflFère, à cet égard, des deux autres.

Il nous reste désormais à rechercher quelles traces rhumanisme de saint François de Sales a laissées dans ses écrits français : la correspondance, les sermons^ les Contro-versesy la Défense de restendart de la sainte CroicCy V Introduction à la vie dévote^ le Traité de tamour de Dieu y ce que ces divers écrits doivent de qualités et de défauts à la culture classique de saint François de Sales et, en particulier, à sa longue pratique de la langue latine.

Dans la correspondance française, telle que nous l'avons, les souvenirs de l'antiquité enlrent pour une si petite part, qu'à peine méritenl-ils un peu d'attention. Nous trouvons deux souvenirs de Pline dans une lettre au président Frémyotj père de Madame de Chantai'. En deux endroits seulement, dans la volumineuse correspondance gvec JVIadame de Chantai, saint François de Sales emprunte à Pline encore des « simililudes » poétiques, deux gracieuses comparaisons du cœur humain avec les mères-perles * et les « petitz oyselets » nommés alcyons ^. Ces souvenirs de Pline, ces comparaisons empruntées à Pline, nous les retrouverons dans V Introduction à la vie dévote et dans le Traité de famour de Dieu. En écrivant à André Frémyot et surtout à Madame de Chantai, saint François de Sales se prépare, sans le savoir, à écrire ses deux grands ouvrages de mysticité. Avec des gens lettrés et quand il s'agit d'affaires profanes, il s'échappe quelquefois à citer des auteurs anciens, mais très raremenl. Dans une lettre à l'abbé commendalaire de Notre-Dame d'Abondance, il cite avec à-propos un vers de la Thëbaïde do Slace : a 11 nous est arrivé une fasciieuse nouvelle de la révolte et reddition de la ville d'Anvers entre les mains du comte Maurice. Elle n'est pas bien confirmée; néanmoins « Pessiraus in dubiis augur timor * ». Dans une autre lettre, à Claude de Quoex, son compatriote et l'un de ses principaux correspondants, à propos d'un différend avec son grand ami, Antoine FavrCj qu'il voudrait faire cesser, il cite habilement un mot de VAndrienne de Térence : (f A noslre

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