Id., p. 3!i
IIL'MANISME ET BCRITS FRANÇAIS 143
du profaae esl conforme aux pires Iradilions. — A ces citations d'auteurs anciens, ajoutons quelques comparaisons, trois ou quatre, emprunlées aux histoires naturelles dii Pline et d'Arislote '. En clierctianl bien dans les sermons français, c'esl-à-dire dans les neuf premières années de sa prédication, c'est tout ce que nous avons pu remarquer de plus semblable au pédanlisme dont nous parlions. Avouons (pie c'est très peu et qu'il y a là un vrai progrijs. Nous ne parlons pas de l'oraison funèbre du duc de Mercœur, prononcée le 27 avril iGoa. fjooi qu'en dise l'abbé Lezat, il y a là quelques « profanes bag'atelles w *, des citations des Tristes d'Ovide, des citations de VEnéide, un étrange souvenir du ooile de Timanlhe. Mais nous ne songeons pas à les reprocher à l'auteur; c'est là de l'éloquence d'apparat ; ces ornements étaient comme de l'essence de ce genre un peu profane, et les auditeurs de saiul François de Sales, l'élite de la ville et de la cour, ne regrettèrent sans doute qu'une seule chose, à savoir qu'il y en eût trop peu.
M, de Boisy, se plaignant que son fils, alors prévôt, prêchât trop souvent, lui disait : « De mon temps, il n'en était pas ainsi. Les prédications étaient bien plus rares; mais aussi quelles prédications)...- On alléguait plus de latin et de grec en une que tu ne fais en dix^ ». M. de Boisy disait vraï, cl, croyant blâmer son fils, il le louait.
Le premier en date des ouvrages de saint François do Sales, Les Controoerses^ n'est qu'un recueil posthume des feuilles volantes par lesquelles, au début de la mission