‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 98 sur 115 · Reate · texte numérisé non relu

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TtUMANISME ET ECRITS FRANÇAIS

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vagues'». Perfectionner et compléter son œuvre était donc en partie, pour François de Sales, continuer de l'orner de souvenirs anciens en plus grande abouilance. Un trait commun à tous ces souvenirs anciens, à toutes' ces similitudes venues d'Aulu-Gelle, d'Arislote, de PlinCj c'est la rareté, l'extraordinaire, même le merveilleux, c'est-à-dire ce qui est propre à frapper vivement l'altenlipn du lecteur.

Quelques-unes d'entre elles sont remarquables d'exactitude et très propres à bien éclairer C entendement, comme il le souhaitait tout à l'heure. Il compare l'âme «vigoureuse et constante » qui « vit au monde », sans recevoir « aucune humeur mondaine », aux mères-perles qui vivent (temmîla mer, sans prendre aucune goutte d'eau marine», et aux « fontaines d'eau bien douce » qui sont « au milieu de la mer, vers les isles Chelidoines », et aux « pirauslcs » qui « volent dedans les flammes sans brusler leurs ailes ^ » . Il compare la dévotion qui n'empêche aucun devoir du monde, qui ne « gaste nulle sorte de vocation ni d'affaires » , à l'abeille qui tire son miel des fleurs « sans les intéresser » , qui les laisse « entières et fraisches », comme elle les a trouvées *. 11 compare les hommes qui se font de la dévotion une idée en rapport avec leur « passion et fantaisie », ■A Arelius qui peignait « toutes les faces des images a l'air et ressemblance des femmes qu'il aymoit '. » 11 compare l'amitié « fondée sur la communication des faux et vicieux biens », au miel d'Héraclée de Ponte, vénéneux, « parce qu'il est recueilli sur l'aconit ^. » Pour prouver que personne ne donne volontairement de l'amour, sans en prendre nécessairemenf , il compare le cœur humain à

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