‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 99 sur 115 · id., p · texte numérisé non relu

id., p

150 HUMAPnSMG ET ECRITS FRANÇAIS

« riierbe aproxis », qui « re(;oit et conçoit le feu aussi tost qu'elle le void '. » Il compare ceux qui ayant <i avalé » Vorgiieil, renoiSj l'ambition, la haine, « ne voyent rien qu'ilz ne Ireuvent mauvais et blasmable», à ceux qui, pour avoir bu le suc de « l'herbe opbiusa », a cuidcnt partout voir des serpens et choses effroyables ^ » On pourrait citer d'autres exemples, la comparaison de la lionne et du léopard (p. 12), de Milhridale (p. 116), des lièvres blancs (p. 122), des boucs touchant les amandiers doux (p. i84), del'ag^nus castus (p. i84), des champig;nons (p. 25o), des rochers du lac de Bietle ("p. 268), des éléphants (p. 277), de riierbe scitique (p. 822), d'Alexandre le Grand et de l'Arabie heureuse (p. 322). C'est plus de la moitié. Ces comparaisons, on l'a vu, on Ta senti, par quelques-unes dont nous avons, à dessein, rappelé le détail, outre un mérite de rareté et de justesse, ont aussi l'agrément poétique. Elles sont comme des épisodes daus un poème didactique. Elles reposent l'attention, en la détournant d'un sujet de spiritualité assez sévère par lui-même vers quelque imag-e riante de la nature, au moins de la nature telle que les anciens l'ont vue ou supposée.

D'autres similitudes, une dizaine au moins, ont bien encore le mérite d'être des épisodes distrayants, et même gracieux et poétiques, maïs non plus celui de l'exactitude. On sent que François de Sales a voulu les Faire entrer, comme de vive force, dans ses chapitres, pour en augmenter l'attrail. 11 faisait des recueils d'extraits d'auteurs anciens pour s'en servir dans ses sermons et ses livres, et, d'avance, il en indiquait l'emploi futur'. Les similitudes dont nous

Page 1